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Vidéo Guerre en Ukraine : "Si l'Ukraine est vaincue, on ouvre la boîte de Pandore", estime le général Pellistrandi

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Article rédigé par franceinfo
Radio France
Le général Jérôme Pellistrandi, rédacteur en chef de la revue "Défense Nationale", et Eric Biegala, grand reporter pour la rédaction internationale de Radio France, étaient les invités du "Talk franceinfo" sur Twitch.

"Ce qui est très inquiétant aujourd'hui, c'est que cette guerre est devenue existentielle pour le Kremlin", estime le général Jérôme Pellistrandi, rédacteur en chef de la revue Défense Nationale, invité du Talk franceinfo sur Twitch jeudi 26 janvier, au lendemain de l'annonce par Berlin et Washington de l'envoi de chars en Ukraine.

>> Guerre en Ukraine : pourquoi les chars promis à Kiev par les Occidentaux ne seront opérationnels sur le terrain que d'ici plusieurs mois

Berlin doit fournir à Kiev 14 chars Leopard 2 de type 2A6 issus des stocks de son armée, la Bundeswehr, et a décidé d'autoriser ses alliés occidentaux disposant de ces blindés de fabrication allemande à en faire de même. De son côté, le Canada va livrer quatre chars Leopard 2 à l'Ukraine pour l'aider à combattre l'invasion russe. Pour le général Jérôme Pellistrandi, "Vladimir Poutine ne peut pas admettre qu'il a raté son truc. Si on ne livre pas des chars, si on n'aime pas l'Ukraine, l'Ukraine sera tôt ou tard vaincue. Et si l'Ukraine est vaincue, on ouvre la boîte de Pandore."

"Guerre existentielle"

La logique de l'escalade est portée par un engagement toujours plus important de la part des pays occidentaux en Ukraine. Depuis onze mois de guerre, malgré les tergiversations, l'Ukraine parvient à obtenir, petit à petit, les armes qui lui permettent de répondre aux offensives russes. 

"Si l'Ukraine est vaincue, on se retrouve avec une ligne de front sur la Pologne, sur la République Tchèque, sur la Hongrie, sur les pays baltes, rétorque Eric Biegala, grand reporter pour la rédaction internationale de Radio France. Et donc ce ne seront plus des frontières de pays, ce sera une ligne de front parce qu'il ne s'arrêtera pas là, l'ami Vladimir. Il n'a pas le choix, ce sont des jeux à sommes nulles : soit il gagne, soit il perd, mais il ne peut pas perdre à moitié, sinon il perd tout. Donc il va continuer."

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