Ukraine : plus d'un demi-million de déplacés ou de réfugiés en raison du conflit

Un responsable du Haut-commissariat aux réfugiés des Nations unies a même estimé qu'il y aurait plus d'un million de déplacés.

Un camp de réfugiés ukrainiens à la frontières russe, le 28 août 2014.
Un camp de réfugiés ukrainiens à la frontières russe, le 28 août 2014. (ANDREY KRONBERG / AFP)

Le conflit en Ukraine a lancé sur les routes une cohorte de déplacés et de réfugiés. Le Haut-commissariat aux réfugiés des Nations unies à Genève estime, mardi 2 septembre, que plus d'un demi-million de personnes ont fui leurs foyers. Il y aurait au moins 260 000 déplacés à l'intérieur de l'Ukraine et le même nombre de réfugiés en Russie. Une précédente estimation du HCR, le 20 août, faisait état de 190 000 personnes déplacées à l'intérieur de l'Ukraine et de 197 400 personnes ayant fui vers la Russie.

Le HCR estime toutefois que le nombre de déplacés en Ukraine est "nettement supérieur car beaucoup sont accueillis dans la famille ou par des amis et choisissent de ne pas s'enregistrer auprès des autorités", a souligné le porte-parole du HCR, Adrian Edwards. 

Un chiffre sous-estimé ?

Au même moment, un autre responsable du HCR a évoqué un chiffre deux fois supérieur, auprès de l'agence Reuters. Selon Vincent Cochetel, directeur du bureau du HCR pour l'Europe, "on peut dire sans risque de se tromper que nous avons aujourd'hui plus d'un million de personnes déplacées en raison du conflit, à la fois à l'intérieur et à l'extérieur" du territoire ukrainien. Il a précisé : "On parle de 260 000 en Ukraine, et cela est une estimation basse, de 814 000 en Russie, et il y a le reste... la Biélorussie, la Moldavie et l'Union européenne".

Et les déplacés pourraient être de plus en plus nombreux à l'avenir. "Si la crise n'est pas stoppée rapidement, elle aura non seulement des conséquences humanitaires dévastatrices, mais elle a le potentiel de déstabiliser toute la région, a estimé le Haut-Commissaire aux réfugiés, Antonio Guterres, cité par Adrian Edwards. Après les leçons des Balkans, il est difficile de croire qu'un conflit d'une telle proportion puisse se développer sur le continent européen".