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Ukraine : ce que dit le monde du référendum en Crimée

Les habitants de Crimée ont voté largement dimanche pour un rattachement à l'Ukraine.

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France Télévisions
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Des habitants de Crimée pro-russes célèbrent en avance le probable rattachement à la Russie, dimanche 16 mars 2014. (BULENT DORUK / ANADOLU AGENCY / AFP)

Comme prévu, les habitants de Crimée ont plébiscité un rattachement à la Russie, dimanche 17 mars. La Crimée va donc quitter l'Ukraine et se retrouve au coeur d'une nouvelle séquence de tensions diplomatiques. Francetv info fait le tour des réactions.

Pour la Crimée

Le Premier ministre séparatiste de Crimée Serguiï Axionov a salué une décision "historique""Nous voulons aller de l'avant aussi vite que possible mais en observant toutes les procédures légales", a encore déclaré le Premier ministre pro-russe. La péninsule va demander officiellement lundi à rejoindre la Russie.

Pour la Russie

Vladimir Poutine a appelé dimanche le président américain Barack Obama après l'annonce des résultats. Le président russe a réaffirmé que le référendum était conforme au droit international avant de déclarer qu'une mission de l'OSCE (Organisation pour la Sécurité et la coopération en Europe).

Le pensionnaire du Kremlin avait déjà expliqué à Angela Merkel que la Russie respecterait le choix des habitants de Crimée. Concrètement, cela signifie que le président russe est prêt à accueillir la Crimée. D'ailleurs, la Douma, chambre basse du Parlement russe, est en train d'achever la préparation du projet de loi sur l'intégration de la Crimée à la Russie, qui devrait être voté vendredi.

Par ailleurs, Vladimir Poutine a averti à plusieurs reprises que d'éventuelles sanctions de l'Europe et des Etats-Unis seraient contre-productives. devant la menace de sanctions occidentales, La tension est montée d'un cran en Russie, à l'image de cette déclaration du présentateur vedette de la télévision publique Russie 24 : "La Russie est le seul pays au monde capable de transformer les Etats-Unis en cendres radioactives".

Pour les Etats-Unis

Dès l'annonce des premiers sondages, Washington a déclaré "rejeter" le référendum, réaffirmant ainsi la position occidentale qui considère ce processus comme illégal. Les actes de la Russie sont "dangereux et déstabilisants", a par ailleurs déclaré la Maison Blanche, en avertissant le Kremlin que la Russie allait payer "un coût croissant" pour son attitude.

Pour la France

Le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius a appelé Moscou à "éviter une escalade inutile et dangereuse en Ukraine". Il a estimé que "le référendum qui s'est tenu aujourd'hui en Crimée est illégal et contraire à la Constitution ukrainienne".

"Il est d'autant plus illégitime qu'il s'est déroulé sous la menace des forces d'occupation russes", a ajouté le chef de la diplomatie française. "La France appelle la Fédération de Russie à prendre immédiatement des mesures qui permettent d'éviter une escalade inutile et dangereuse en Ukraine", a poursuivi Laurent Fabius, avant d'appeler Moscou à "reconnaître et respecter la souveraineté et l'intégrité territoriale de l'Ukraine".

Pour les Européens

Les Occidentaux ont condamné dimanche avec force le référendum "illégal" en Crimée, à l'image  du ministre britannique des Affaires étrangère William Hague, qui a qualifié le scrutin de "farce" et appelé l'UE à "envoyer un signal fort à la Russie et lui dire que ce défi à la souveraineté et à l'intégrité territoriale de l'Ukraine aura des conséquences économiques et politiques"

L'Union européenne devrait décider lundi de sanctionner des responsables russes, sans toutefois frapper à la tête de l'Etat afin de laisser la porte ouverte au dialogue avec Moscou. Les ministres des Affaires étrangères se retrouveront lundi à 9 heures 30 à Bruxelles pour leur réunion mensuelle.

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