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Mort du journaliste Arman Soldin en Ukraine : le Parquet national antiterroriste ouvre une enquête en France pour "crimes de guerre"

Le reporter de l'AFP a été tué mardi en Ukraine lors d'une attaque de roquettes russes, dans l'est du pays.
Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Temps de lecture : 1 min
Le journaliste Arman Soldin, sur une photo transmise par l'AFP le 9 mai 2023, jour de sa mort près de Bakhmout, en Ukraine. (AFP)

Le Parquet national antiterroriste (Pnat) a ouvert une enquête en France pour des crimes de guerre, mercredi 10 mai, après la mort d'Arman Soldin, en Ukraine, mardi. Le journaliste français âgé de 32 ans, coordinateur vidéo de l'AFP dans le pays, a été tué lors d'une attaque de roquettes russes près de la ville assiégée de Bakhmout.

L'enquête, confiée aux gendarmes de l'Office central de lutte contre les crimes contre l'humanité et les crimes de haine, vise à déterminer les circonstances du décès du journaliste.

Plusieurs crimes de guerres visés

Le Pnat a précisé dans un communiqué que l'enquête ouverte à son pôle "crimes contre l'humanité" vise plusieurs crimes de guerre, notamment "atteinte volontaire à la vie et à l'intégrité physique ou psychique d'une personne protégée par le droit international humanitaire", "attaque délibérée contre la population civile en tant que telle ou contre des personnes civiles qui ne prennent pas part directement aux hostilités", et "attaque délibérée en sachant qu'elle causera incidemment des pertes en vies humaines dans la population civile ou des blessures parmi cette population, lesquelles seraient manifestement disproportionnées par rapport à l'avantage militaire concret et direct attendu de l'ensemble de l'attaque".

Le parquet antiterroriste est compétent en matière de crimes contre l'humanité et crimes de guerre. Depuis fin février 2022, il a ouvert sept enquêtes pour de possibles crimes de guerre commis, essentiellement en février et mars de l'année passée, à l'encontre de Français.

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