Cet article date de plus de sept ans.

L'Ukraine a demandé le soutien du FMI, confirme Christine Lagarde

L'organisation enverra une équipe sur place dans les prochains jours pour évaluer la situation, et "discuter des réformes à entreprendre". 

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
La directrice du Fonds monétaire international, Christine Lagarde, à Paris, le 10 septembre 2013.  ( JACKY NAEGELEN / REUTERS)

L'Ukraine est au bord de la faillite. Alors que le pays tente de se réorganiser après la révolution qui a chassé le président Viktor Ianoukovitch du pouvoir, Kiev a fait une demande d'aide au Fonds monétaire international (FMI), a confirmé sa directrice, Christine Lagarde, jeudi 27 février. Le fonds est "prêt à y répondre", a-t-elle fait savoir.

Ainsi, l'organisation enverra une équipe sur place dans les prochains jours, a-t-elle ajouté. Cette mission d'experts devrait permettre de "commencer les discussions" avec les nouvelles autorités sur les contours d'un plan d'aide. Plan qui devrait être assorti de réformes économiques drastiques. "Cela va permettre au FMI de réaliser son évaluation technique habituelle, indépendante, de la situation économique en Ukraine et en même temps d'ouvrir des discussions avec les autorités sur les réformes à entreprendre et qui pourraient servir de base à un programme soutenu par le Fonds", a indiqué Christine Lagarde.  Mais celui-ci risque d'être difficile à mettre en œuvre : en 2011, un précédent plan d'aide accordé par le fonds à l'Ukraine avait dû être suspendu au motif que Kiev n'avait pas suffisamment mis en place les réformes politiques exigées par le FMI. 

"Nous discutons avec tous nos partenaires internationaux, bilatéraux et multilatéraux, pour voir comment aider l'Ukraine au mieux dans ce moment crucial de son histoire", a fait savoir Christine Lagarde. Mercredi, les Etats-Unis ont annoncé qu'ils apporteraient leur garantie à un prêt au pays à hauteur de 1 milliard de dollars. 

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.