Guerre en Ukraine : les faits marquants du dimanche 6 mars

Les lignes de front ont peu évolué au cours des dernières 24 heures, la capitale Kiev restant sous contrôle ukrainien, tout comme Kharkiv (nord-est), malgré d'intenses bombardements russes.

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Un pont détruit près de Kiev, en Ukraine, le 6 mars 2022. (ANDREA FILIGHEDDU / NURPHOTO / AFP)

Au onzième jour de leur invasion, dimanche 6 mars, les forces russes ont détruit un aéroport dans le centre de l'Ukraine et poursuivent leur siège de Marioupol, le grand port du Sud-Est. Les lignes de front ont peu évolué au cours des dernières 24 heures, la capitale Kiev restant sous contrôle ukrainien, tout comme Kharkiv (nord-est), malgré d'intenses bombardements russes. Voici les principaux événements du jour en Ukraine.

Kiev reste toujours menacée

Kiev reste sous contrôle ukrainien, malgré d'importants bombardements. Des observateurs occidentaux ont relevé la présence d'une colonne de centaines de véhicules russes au nord de la capitale, près de l'aéroport de Gostomel. D'intenses affrontements ont eu lieu dans les environs, mais le convoi n'a que peu progressé lors des derniers jours.

Des frappes russes ont cependant détruit l'aéroport de la ville de Vinnytsia, à quelque 200 kilomètres au sud-ouest de Kiev, a annoncé le président ukrainien. Dimanche, Volodymyr Zelensky a aussi reproché aux pays occidentaux leur refus d'imposer une zone d'exclusion aérienne au-dessus de l'Ukraine et leur réticence à livrer des avions de combat à Kiev.

Pas d'évacuation à Marioupol

Les Russes assiègent la ville portuaire de Marioupol, qui résiste toujours. Une deuxième tentative d'évacuation de quelque 200 000 civils a été "interrompue", a annoncé le Comité international de la Croix-Rouge (CICR). Les deux camps se rejettent mutuellement la responsabilité de ces échecs.

La prise de cette cité d'importance stratégique permettrait à la Russie d'effectuer la jonction entre ses forces en provenance de la Crimée annexée, qui ont déjà conquis les villes clés de Berdiansk et de Kherson et menacent désormais Mykolaïv, plus à l'ouest, et les troupes séparatistes et russes dans le Donbass.

Odessa, où se trouve le principal port d'Ukraine, n'a pour l'instant pas été touchée. Cette ville de la mer Noire est encore aux mains des Ukrainiens. Mais le président ukrainien Volodymyr Zelensky a accusé la Russie, dimanche, de se préparer à la bombarder.

Vladimir Poutine reste déterminé, selon l'Elysée

Vladimir Poutine ne désarme pas. Le président russe reste déterminé à atteindre ses objectifs "par la négociation ou par la guerre", selon l'Elysée. Le président russe s'est entretenu pendant 1h45 avec son homologue français, dimanche 6 mars. Emmanuel Macron a, de son côté, réaffirmé sa détermination à obtenir un cessez-le-feu et la création de couloirs humanitaires. Des nouvelles sanctions contre la Russie sont également envisagées.

Sur la question de la menace nucléaire, Vladimir Poutine a démenti toute intention d’attaquer des centrales nucléaires ukrainiennes. Il s'est également dit prêt à respecter les normes de l'Agence internationale de l'énergie atomique, selon la présidence française.

Cet appel téléphonique était à l'initiative d'Emmanuel Macron. Le président français va également rencontrer mardi le secrétaire d'Etat américain, Antony Blinken, alors que les dirigeants du monde entier se mobilisent pour tenter d'arrêter l'invasion russe de l'Ukraine.

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