Guerre en Ukraine : la France ne reçoit plus de gaz russe par gazoduc

GRTgaz dit ne pas connaître la cause de cette coupure. Cette dernière intervient toutefois au moment où Gazprom a réduit considérablement les livraisons de gaz vers l'Allemagne, via le gazoduc Nord Stream 1.

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Un gazoduc dans une centrale de compression de GRTgaz, à Morelmaison (Vosges), le 29 mars 2013. (JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP)

Le robinet a été coupé. Le gestionnaire du réseau français de transport de gaz a annoncé, vendredi 17 juin, ne plus recevoir de gaz russe par gazoduc depuis le 15 juin, du fait de "l'interruption du flux physique entre la France et l'Allemagne". Les flux avaient déjà été réduits de 60% depuis le début de l'année et ce point d'importation ne fonctionnait déjà qu'à 10% de sa capacité "au début 2022", selon GRTgaz. Depuis deux jours, l'approvisionnement est tombé à zéro.

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La France compte sur la Russie pour environ 17% de son gaz, qui peut arriver par gazoduc ou sous forme liquide par navires méthaniers. La grande majorité du gaz importé arrivait habituellement par gazoduc, par cet unique point d'interconnexion avec l'Allemagne. GRTgaz dit ne pas connaître la cause de cette coupure. Cette dernière intervient toutefois au moment où Gazprom a réduit considérablement les livraisons de gaz vers l'Allemagne, via le gazoduc Nord Stream 1. 

La France importe du gaz depuis d'autres pays, dont l'Espagne, qui a récemment augmenté ses livraisons. Surtout, elle a augmenté ses achats de gaz naturel liquéfié (GNL), qui arrive par navire méthanier dans des terminaux proches de leur maximum technique, selon GRTgaz.

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