Guerre en Ukraine : la flambée des prix de l’énergie risque de renforcer un peu plus l’inflation

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Guerre en Ukraine : la flambée des prix de l’énergie risque de renforcer un peu plus l’inflation
France 2
Article rédigé par
J. Bigard, C. De la Guérivière, R. Moquillon, A. Dupont, C. Cormery, A. Cohen - France 2
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Jeudi 24 février, le baril de pétrole valait 102 dollars. Le prix des matières premières aussi a flambé, suite à l'invasion de l'Ukraine par la Russie. 

Quand l’Ukraine s’embrase, les marchés du monde s’enflamment, avec une flambée des cours rarement vue en quelques heures : + 6 % pour le blé, + 8 % pour le pétrole, et même + 47 % pour le gaz. Quelles sont les conséquences ? D’abord, mauvaise nouvelle pour le carburant. La Russie est le troisième plus gros producteur de pétrole au monde, et représente 12 % de la consommation française. La guerre inquiète les marchés, une nouvelle hausse à la pompe est donc attendue.

L’inflation pourrait dépasser les 4 %

La flambée est encore plus importante sur le gaz, car la Russie est le fournisseur numéro un de l’Europe, avec 46 % de notre consommation. Pire, le gaz russe passe en partie par l’Ukraine, via des gazoducs qui risquent d’être endommagés par une guerre d’ampleur. Or, il est difficile de trouver un autre fournisseur au pied levé. Le gouvernement a promis de maintenir le bouclier tarifaire sur le gaz s’il le fallait. La flambée de l’énergie, auxquels il faut rajouter celle du blé ou de l’aluminium, risque de renforcer un peu plus l’inflation, qui pourrait dépasser les 4%, selon plusieurs économistes.

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