Guerre en Ukraine : faut-il craindre un effet domino dans les pays voisins ?

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Guerre en Ukraine : faut-il craindre un effet domino dans les pays voisins ?
FRANCE 2
Article rédigé par
J.Gasparutto, F.Furnémont, O.Kimyon, C.Paris, M.Schwarz - France 2
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Depuis le premier jour de l’invasion de l'Ukraine, plusieurs pays proches de la zone de conflit ont fait part de leurs inquiétudes face à un éventuel effet domino. Chacun s’interroge sur les limites que s’est réellement fixé Vladimir Poutine dans sa volonté d’expansion. 

Aux frontières de la Russie, le risque d'un embrasement du conflit est dans tous les esprits. Les états baltes sont les moins vulnérables. Ils font partie de l'OTAN, sensé les protéger en cas d'attaque. Pourtant, les Lituaniens se ruent dans les armureries. Les achats de munitions ont été multipliés par cinq, et ceux de pistolets par huit, indique Vaidas Sabaliauskas, directeur de l’association des industriels de la défense lituanienne. La peur est encore plus forte en Moldavie et en Géorgie, des pays dirigés par des femmes pro-occidentales, mais où se trouvent des provinces séparatistes russes contrôlées par l'armée de Moscou (Russie). Vladimir Poutine a par ailleurs déjà attaqué la Géorgie en 2008.

Des inquiétudes justifiées

"Ces pays ne sont pas membre de l'Union européenne, ils ne sont pas membres de l'OTAN, (...) et donc ils sont des oiseaux pour le chat", analyse Jean-Michel De Waele, professeur à l'ULB, spécialiste des pays d'Europe centrale et orientale. Au sein de l'Union européenne, la Suède et la Finlande, qui ne font pas partie de l'OTAN, se sentent également menacés. "Vladimir Poutine a répété à plusieurs reprises depuis le début du conflit (…) que si les pays scandinaves participaient à l'effort occidental, ils pourraient être sujets à une invasion, ou à une action militaire", explique Julien Pomarède, chercheur à l’ULB et à l’université d’Oxford, spécialiste des questions de défense.

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