Guerre en Ukraine : ce qu'il faut retenir de la journée du vendredi 8 avril

Au moins 50 personnes, dont cinq enfants, ont été tuées dans une frappe de missile sur la gare de Kramatorsk, dans l'est de l'Ukraine, en pleine évacuation de civils.

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Intervention des secours après une attaque au missile sur la gare de Kramatorsk, dans l'est de l'Ukraine, le 8 avril 2022. (ANDREA CARRUBBA / ANADOLU AGENCY / AFP)

Un "mal sans limite" selon le président ukrainien Volodymyr Zelensky, une "horrible atrocité" commise par Moscou pour le président américain Joe Biden, un "crime contre l'humanité" selon la diplomatie française : le massacre de Kramatorsk, dans l'est de l'Ukraine, a suscité une vague de condamnations occidentales vendredi 8 avril. Au moins 50 personnes, dont cinq enfants, ont été tuées dans une frappe de missile sur la gare, en pleine évacuation de civils. Moscou a nié toute responsabilité. Voici ce qu'il faut retenir de cette journée.

Au moins 50 morts dans une frappe de missile sur la gare de Kramatorsk

Le missile s'est abattu vers 10h30 (9h30 heure de Paris), à l'heure où les candidats à l'évacuation se regroupent depuis des jours par centaines dans la gare de la ville pour fuir le Donbass, désormais objectif prioritaire de l'armée russe. "Cinquante morts, dont cinq enfants", a écrit sur la messagerie Telegram le gouverneur régional Pavlo Kyrylenko, précisant que 38 personnes étaient mortes sur place et 12 à l'hôpital, sur 98 personnes hospitalisées au total.

Moscou a immédiatement démenti en être responsable, affirmant ne pas disposer du type de missile qui aurait été utilisé et dénonçant une "provocation" ukrainienne.

Emmanuel Macron veut "rassembler les preuves" contre "des crimes de guerre des Russes"

"Même en prenant le maximum de précautions que je me dois de prendre" en tant que chef de l'Etat, "je peux dire que ce sont des crimes de guerre des Russes" en Ukraine, où des exactions contre des civils ont été attribuées à la Russie, a affirmé Emmanuel Macron sur le réseau social Brut. "Je veux qu'on rassemble les preuves. (...) Et donc, nous avons envoyé des gendarmes et des magistrats en coopération pour aider (...) à récolter des preuves de la culpabilité de soldats russes et l'identité de ces soldats russes", a ajouté le président français.

 La présidente de la Commission européenne à Kiev et Boutcha

La Russie est menacée de "décomposition" en raison de sanctions toujours plus sévères, tandis que l'Ukraine a un "avenir européen", a déclaré Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, à l'occasion d'une visite à Kiev.

Accompagnée de Josep Borrell et du Premier ministre slovaque Edouard Heger, Ursula von der Leyen s'est également  rendue à Boutcha, devenue un symbole des atrocités de la guerre en Ukraine. Les trois responsables sont allés voir les fosses communes creusées dans cette localité pour y enterrer les dizaines de civils tués depuis le début de l'invasion russe.

Les deux filles de Poutine sanctionnées par l'UE

Les Européens ont sanctionné les deux filles de Vladimir Poutine, désormais inscrites sur la liste noire de l'Union européenne, avec plus de 200 autres personnes, dont plusieurs oligarques proches du président russe et des patrons de presse pro-Kremlin. Déjà ciblées par Washington et Londres, Maria Vorontsova et Katerina Tikhonova, nées respectivement en 1985 et 1986, sont les filles de Vladimir Poutine et de Lioudmila Poutina dont le président russe a annoncé avoir divorcé en 2013.

L'aînée, Maria Vorontsova, est visée pour son rôle dans Nomenko, une importante société de projets d'investissement dans le secteur de la santé qui procure "des sources substantielles de revenus" au gouvernement russe, précise le journal officiel de l'UE. Sa soeur, Katerina Tikhonova, dirige un fonds de soutien aux jeunes scientifiques créé par des compagnies dont les dirigeants "sont des membres du cercle rapproché d'oligarques" du président russe, selon la même source.

 Un couvre-feu à Odessa face à la menace d'attaque au missile

Un couvre-feu sera en vigueur de samedi soir à lundi matin à Odessa, le grand port ukrainien sur la mer Noire, ont annoncé les autorités locales. Après le bombardement de la gare de Kramatorsk, dans l'est de l'Ukraine, qui a fait au moins 50 morts, "une menace d'attaque au missile plane sur Odessa, le 10 avril 2022. C'est pourquoi un couvre-feu est imposé à Odessa et dans sa région à partir de 21 heures le 9 avril jusqu'à 6 heures le 11 avril 2022", a annoncé l'administration militaire régionale. 

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