Guerre en Ukraine : ce qu'il faut retenir de la journée du dimanche 19 juin

Alors que l'Ukraine affiche sa détermination à combattre jusqu'au bout, le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, a averti que les pays occidentaux devaient être prêts à offrir un soutien à long terme à Kiev pendant une guerre acharnée.

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La ville de Sievierodonetsk (Ukraine), le 16 juin 2022. (FIORA GARENZI / HANS LUCAS / AFP)

Une journée plus calme sur le front de la guerre qui oppose la Russie à l'Ukraine. L'armée ukrainienne a affirmé, dimanche 19 juin, avoir repoussé des attaques russes près de Sievierodonetsk, tandis que l'Otan a mis en garde la communauté internationale sur le fait que la guerre pourait durer "des années". Franceinfo revient sur les faits marquants de la journée.

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Les combats font toujours rage dans la région de Sievierodonetsk

L'armée ukrainienne a affirmé avoir repoussé des attaques russes près de Sievierodonetsk, dans l'est du pays, théâtre de combats sanglants. "Nos unités ont repoussé l'assaut dans la région de Tochkivka, a déclaré l'armée ukrainienne sur Facebook. L'ennemi a battu en retraite et se regroupe".

Le gouverneur local, Serguiï Gaïdaï, a qualifié de "mensonges" l'idée selon laquelle les Russes contrôlaient la localité stratégique de Sievierodonetsk. "En effet, ils contrôlent la majorité de la ville mais ils ne la contrôlent pas entièrement", a-t-il déclaré sur Telegram.

De son côté, le ministère russe de la Défense a affirmé dimanche que "l'offensive contre Sievierodonetsk se déroule avec succès". "Des unités de la milice populaire de la République populaire de Louhansk, soutenues par les forces armées russes, ont libéré la localité de Metolkine", au sud-est de Sievierodonetsk.

L'Otan alerte sur une guerre qui pourrait durer "des années"

Alors que l'Ukraine affiche sa détermination à combattre jusqu'au bout, le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, a averti que les pays occidentaux devaient être prêts à offrir un soutien à long terme à Kiev pendant une guerre acharnée.

La guerre pourrait durer "des années", a-t-il mis en garde dans une interview publiée dimanche par le quotidien allemand Bild, en exhortant les pays occidentaux à inscrire leur soutien à Kiev dans la durée. "Nous ne devons pas faiblir dans le soutien à l'Ukraine, même si les coûts sont élevés, pas seulement en ce qui concerne le soutien militaire mais aussi en raison des prix de l'énergie et de l'alimentation qui montent", a dit le chef de l'Otan.

L'Allemagne mise sur le charbon pour se passer du gaz russe

Enfin, sur le front du gaz, dont la Russie a réduit cette semaine massivement le flux vers l'Europe occidentale, l'Allemagne, première visée, a annoncé prendre des mesures pour revenir vers davantage de charbon, une énergie polluante qu'elle avait prévu d'abandonner d'ici 2030. "C'est amer, mais [le recours au charbon] est indispensable pour réduire la consommation de gaz", a déclaré le ministre écologiste de l'Economie et du Climat Robert Habeck. "Il ne faut pas se faire d'illusion, nous sommes dans une épreuve de force avec Poutine", a-t-il ajouté.

Quant au groupe italien ENI, également très dépendant des livraisons de Moscou, le Qatar a annoncé qu'il rejoignait le français TotalEnergies dans le projet North Field East (NFE,) qui vise à augmenter de 60% la production de gaz naturel liquéfié (GNL) du pays du Golfe d'ici 2027.

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