Guerre en Ukraine : Emmanuel Macron dénonce "un retour à l'âge des impérialismes et des colonies" à la tribune de l'ONU

Le chef de l'Etat, qui s'exprime à New York, lors de la 77e Assemblée générale des Nations unies (ONU), estime par ailleurs que l'invasion russe en Ukraine "devient menaçante pour la paix en Europe et celle du monde". 

Emmanuel Macron à la tribune de l\'ONU à New York (Etats-Unis), le 20 septembre 2022. 
Emmanuel Macron à la tribune de l'ONU à New York (Etats-Unis), le 20 septembre 2022.  (MICHAEL M. SANTIAGO / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)
Ce qu'il faut savoir

La guerre en Ukraine était au cœur du discours d'Emmanuel Macron lors de la 77e Assemblée générale des Nations unies (ONU), à New York (Etats-Unis), mardi 20 septembre. Le chef de l'Etat a estimé que ce conflit ouvrait la voie à "d'autres guerres d'annexion" et menaçait "la paix en Europe et celle du monde". Il a fustigé "un retour à l'âge des impérialismes et des colonies", tout en "assumant la conduite du dialogue avec la Russie". 

Dans ce discours au ton très affirmé, d'une trentaine de minutes, le président de la République critique également "les simulacres de référendums dans des territoires bombardés et désormais occupés". Il fait référence à l'annonce, un peu plus tôt dans la journée, de l'organisation de référendums d'annexion par la Russie, qui devraient être organisés dans quatre régions ukrainiennes du 23 au 27 septembre, selon les séparatistes. Ce direct est maintenant terminé. 

 L'Otan dénonce "une nouvelle escalade" dans la guerre. Le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, dénonce les "simulacres de référendums" organisés par les autorités installées par Moscou dans quatre régions d'Ukraine, y voyant "une nouvelle escalade de la guerre de Poutine".

Kiev promet de "liquider" la "menace" russe et dénonce un "chantage" de la part de Moscou. Après l'annonce de la tenue de ces référendums, Kiev a réagi en promettant de "régler la question russe". "La menace ne peut être liquidée que par la force", a écrit sur Telegram le chef de l'administration présidentielle ukrainienne, Andriy Yermak, dénonçant un "chantage" de la part de Moscou, motivé par "la peur de la défaite".

Le conflit ukrainien au cœur de la 77e Assemblée générale des Nations unies. Les chefs d'Etat et de gouvernement vont se succéder à la tribune de l'ONU de mardi jusqu'à samedi à New-York (Etats-Unis). Une conférence marquée par l'absence du président russe, Vladimir Poutine, et de son homologue chinois, Xi Jinping.

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #UKRAINE

23h53 : Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a salué la condamnation par l'Occident des "référendums" d'annexion de territoires ukrainiens organisés ces prochains jours par la Russie. "Je remercie tous les amis et partenaires de l'Ukraine pour leur condamnation massive et ferme des intentions de la Russie d'organiser d'énièmes pseudo-référendums", a-t-il déclaré.

22h23 : Toujours pas de nouvelle de l'allocution du président russe, Vladimir Poutine, qui devait avoir lieu ce soir. Plusieurs éléments plaident en faveur d'un report. Forbes Russie, citant deux sources dans l'administration présidentielle, évoque un message enregistré diffusé demain. La patronne pro-Poutine de Russia Today, Margarita Simonian, et le journaliste de Rossiya 1, Vladimir Soloviov, ont également envoyé des messages en ce sens sur Telegram. Et les médias RT et Première chaîne ont enlevé leurs bandeaux sur une intervention présidentielle imminente.

21h42 : "Ce type d'annonce n'est pas une surprise", réagit sur franceinfo Nicolas Tenzer, spécialiste des questions internationales, alors que les autorités installées par Moscou dans quatre régions d'Ukraine ont annoncé la tenue dans l'urgence de référendums d'annexion par la Russie. Ces scrutins sont un moyen de légitimer le conflit aux yeux de l'opinion russe, explique le spécialiste.

21h27 : Faisons un nouveau point sur l'actualité :

Dans un discours face à l'Assemblée générale de l'ONU, à New York, Emmanuel Macron a vivement critiqué l'invasion russe en Ukraine, fustigeant "un retour à l'âge des impérialismes et des colonies".

Le député Julien Bayou se met en retrait de la coprésidence du groupe écologiste à l'Assemblée, après un témoignage de son ex-compagne à la cellule contre les violences d'EELV, dont on ne connait pas la teneur, a appris franceinfo. Selon un proche, il s'agira principalement d'une pause médiatique.


L'accès à la pilule du lendemain va devenir gratuit pour toutes les femmes quel que soit leur âge, en pharmacie et sans ordonnance, annonce le ministre de la Santé, François Braun, dans une interview à 20 Minutes.

#RUGBY Trois ans de prison, dont un ferme, ont été requis à l'encontre du président de la Fédération française de rugby Bernard Laporte et de l'homme d'affaires Mohed Altrad, soupçonnés d'avoir noué ensemble un "pacte de corruption" en 2017.

21h12 : Bonsoir @cyclo_ecolo, non toujours pas de nouvelles... Difficile de dire si une prise de parole du président russe aura effectivement lieu ce soir. Les analystes sont partagés sur les raisons de ce délai. Selon certains, il pourrait s'agir d'un acte délibéré du président russe, qui par son annonce occupe l'espace médiatique et détourne l'attention des discours des chefs d'Etat présent à la tribune de l'ONU, souvent sévères à son égard.

21h12 : Bonsoir Mathilde. Des nouvelles de Poutine ? Va-t-il réellement s'exprimer ce soir ? Il est déjà 22h ou 23h à Moscou !

20h25 : Emmanuel Macron dénonce le "cynisme" et les "simulacres de référendums" russes dans "des territoires bombardés et désormais occupés" de l'Ukraine. "La Russie ne saurait imposer sa volonté par des moyens militaires."

20h20 : Le président français continue son discours très véhément contre la Russie. Il appelle notamment à ne "pas céder" face à "la partition du monde".

20h18 : "Nous avons tous un rôle pour mettre un terme [à la guerre en Ukraine] car nous en payons tous le prix."

20h11 : Emmanuel Macron fustige "un retour à l'âge des impérialismes et des colonies", tout en "assumant la conduite du dialogue avec la Russie". C'est par ce "dialogue", mais aussi via le soutien "économique et militaire" à l'Ukraine, qu'il faut mener "la recherche de la paix".

20h16 : "La Russie a décidé, ce faisant, d'ouvrir la voie à d'autres guerres d'annexion, aujourd'hui en Europe, mais peut-être demain en Asie, en Afrique ou en Amérique latine", continue Emmanuel Macron devant l'Assemblée générale de l'ONU.

20h15 : "Nous avons aujourd'hui à faire un choix simple : celui de la guerre ou de la paix. Le 24 février dernier, la Russie, membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU, a rompu, par un acte d'agression, d'invasion et d'annexion, notre sécurité collective."

20h05 : Emmanuel Macron s'exprime à l'Assemblée générale de l'ONU, à New York. Suivez son intervention dans notre direct. #ONU

19h56 : Bonsoir @Jeanne, oui le discours du président français à l'Assemblée générale des Nations unies est prévu pour 20 heures (heure française). Si le président russe prend effectivement la parole ce soir, comme c'était annoncé par les médias russes, cela risque d'être en même temps... Dans tous les cas, ce direct vous permettra de suivre leurs interventions.

19h56 : Bonjour ! Le président français doit-it toujours s'exprimer à l'ONU vers 20 heures ? Et où pourra-t-on suivre son intervention ? Merci et bonne soirée !

19h06 : "Il s'agit d'une provocation supplémentaire qui, à nos yeux, ne donnerait lieu à aucune conséquence sur la position qui est la nôtre : la Russie doit quitter le territoire ukrainien (...) et respecter les frontières reconnues. Organiser des référendums dans des régions qui ont subi des bombardements, où les gens ont dû fuir, (...) est la signature du cynisme."

Emmanuel Macron a réagi aux référendums qui doivent être organisés ces prochains jours par les autorités installées par Moscou dans quatre régions d'Ukraine, afin de savoir si elles souhaitent intégrer la Russie. Il les a qualifiés de "parodies".

18h29 : Dans le même temps, on apprend que l'Ukraine va recevoir 28 chars de combat de Slovénie, laquelle va en échange se faire livrer par l'Allemagne du matériel militaire, dont 40 camions. L'Allemagne, régulièrement critiquée par Kiev pour la supposée timidité de son soutien militaire, privilégie ce type d'échange "circulaire", qui lui permet de ne pas envoyer directement d'armement offensif à Kiev.

18h19 : Le ministère russe des Affaires étrangères signifie dans un communiqué à la France le caractère "inacceptable" à ses yeux des livraisons d'armes occidentales à l'Ukraine. Un vice-ministre, Alexandre Grouchko, a également reçu l'ambassadeur français, Pierre Levy. Ces approvisionnements ont facilité la contre-offensive ukrainienne qui a permis à Kiev de regagner du terrain.

18h09 : Il est 18 heures, voici les titres :

La Haute Autorité de santé approuve l'utilisation de trois vaccins adaptés au variant Omicron pour la nouvelle campagne de rappel.

• Les territoires séparatistes prorusses de la région du Donbass, dans l'est de l'Ukraine, ainsi que les deux régions de Kherson et de Zaporijjia, situées dans le Sud, vont organiser des référendums pour intégrer la Russie, du vendredi 23 au mardi 27 septembre. Suivez notre direct.

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a mis en garde, à l'ouverture de l'Assemblée générale des Nations unies, contre un "hiver de grogne qui se profile à l'horizon", dans un monde "paralysé" par les divisions.

• En cas de réforme par amendement au projet de budget de la Sécu, les députés MoDem voteront "certainement" contre, assure le président du groupe Jean-Paul Mattei.

17h48 : Putin will make an address to the nation tonight about the referendums on joining Russia in occupied Ukraine, RBC reports. The last time he did something like this was when he announced the "special military operation" on Feb 24.https://t.co/2lAhi8UQdP

17h56 : Selon le média russe RBC cité par plusieurs journalistes, Vladimir Poutine devrait s'exprimer à la Nation ce soir, alors que des référendums d'annexion par la Russie seront organisés dans quatre régions ukrainiennes du 23 au 27 septembre.

17h16 : Notre journaliste Fabien Magnenou vous raconte pourquoi le franchissement de la rivière Oskil est l'une des clés de la contre-offensive de Kiev dans l'Est. Son franchissement ouvrirait en effet de nouvelles perspectives militaires dans la région de Louhansk (Donbass).



(JEREMIE LUCIANI / FRANCEINFO)

17h14 : La Russie a renforcé son "chantage nucléaire" contre Kiev avec son bombardement lundi du site d'une deuxième centrale ukrainienne, celle de Pivdennooukraïnsk (sud), déclare le directeur de cette installation Igor Polovitch. Avec le bombardement de cette centrale, "la deuxième phase de leur chantage nucléaire a démarré", a estimé Igor Polovitch alors que le site d'une autre installation atomique ukrainienne, celle de Zaporijjia (Sud), avait déjà été bombardé à plusieurs reprises ces derniers mois, ce qui faisait craindre un accident nucléaire.

16h09 : Un référendum d'annexion par la Russie de la région de Kherson, dans le sud de l'Ukraine, sous contrôle des troupes de Moscou, a également été fixé du 23 au 27 septembre, annonce l'administration d'occupation. "Je vous informe que conformément au décret, le référendum se tiendra du 23 au 27 septembre 2022", a écrit le chef de l'administration d'occupation Vladimir Saldo sur Telegram, peu après que les régions séparatistes prorusses du Donbass (est) ont annoncé un scrutin similaire pour les mêmes dates.

14h46 : "L'Ukraine va régler la question russe. La menace ne peut être liquidée que par la force", écrit sur Telegram le chef de l'administration présidentielle ukrainienne, Andriy Yermak, dénonçant un "chantage" de la part de Moscou, motivé par "la peur de la défaite".

14h44 : En réaction, l'Ukraine promet de "liquider" la "menace" russe face à l'annonce de l'organisation de référendums d'annexion par Moscou des régions séparatistes de Donetsk et de Louhansk, dans l'est du pays.