Ukraine : Emmanuel Macron va s'entretenir dimanche avec Vladimir Poutine pour tenter "d'éviter le pire"

"La Russie est assurément en mesure, sans autre forme d'avertissement, d'attaquer" l'Ukraine, avait plus tôt déclaré Jens Stoltenberg, secrétaire général de l'Otan.

Emmanuel Macron et Vladimir Poutine, le 7 février 2022 à Moscou (Russie).
Emmanuel Macron et Vladimir Poutine, le 7 février 2022 à Moscou (Russie). (EYEPRESS NEWS)
Ce qu'il faut savoir

Le président français Emmanuel Macron va s'entretenir dimanche par téléphone avec son homologue russe Vladimir Poutine et samedi avec l'Ukrainien Volodymyr Zelensky, pour tenter "encore d'éviter le pire" en Ukraine, a déclaré vendredi 18 février au soir l'Elysée. Il faut "tout tenter, tout faire pour que le pire n'arrive pas", a martelé la présidence française, en évoquant un "risque d'une invasion russe du territoire ukrainien sous le contrôle du gouvernement" de Kiev, et pas seulement des territoires séparatistes prorusses dans l'est de l'Ukraine. Ce direct est désormais terminé.

Biden "convaincu" de l'imminence d'une attaque. Joe Biden s'est dit "convaincu" que le président russe Vladimir Poutine avait "pris la décision" d'envahir l'Ukraine. Tant qu'une invasion ne s'est pas produite, "la diplomatie est toujours une possibilité", a-t-il ajouté, soulignant que le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken devait rencontrer son homologue russe Sergueï Lavrov jeudi en Europe. 

 L'Otan dénonce la "plus grande" concentration militaire russe depuis la Guerre froide. L'Europe est confrontée avec la présence, selon les Occidentaux, d'environ 150 000 soldats russes près de la frontière ukrainienne, à "la plus grande concentration de troupes militaire" depuis la guerre froide, a estimé vendredi 18 février au soir le secrétaire général de l'Otan. C'est "beaucoup plus que des manœuvres" et "la Russie est assurément en mesure, sans autre forme d'avertissement, d'attaquer" l'Ukraine, a déclaré Jens Stoltenberg à la chaîne de télévision allemande ZDF. 

Poutine constate "l'aggravation de la situation" dans l'est de l'Ukraine. Le président russe affirme constater une dégradation de la situation dans l'est de l'Ukraine en guerre, où Kiev et les séparatistes pro-russes s'accusent mutuellement d'un regain de violence. Il a de nouveau accusé l'Ukraine de refuser de mettre en œuvre le plan de paix issu des accords de Minsk de 2015. "Tout ce que Kiev a à faire, c'est de se mettre à la table des négociations avec les représentants [des séparatistes pro-russes] du Donbass et de s'entendre sur des mesures politiques, militaires et humanitaires pour mettre fin au conflit", a-t-il assuré. 

 Des manœuvres et des tirs des forces stratégiques russes samedi. Le Kremlin a annoncé qu'il allait mener samedi des manœuvres de ses forces stratégiques sous la supervision de Vladimir Poutine, notamment avec des tirs de missiles balistiques et de croisière, en pleine crise avec les OccidentauxCes manœuvres visent, selon le ministère de la Défense russe, à "tester l'état de préparation" des forces impliquées et la "fiabilité des armes stratégiques nucléaires et non nucléaires"

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #UKRAINE

23h53 : La présidence française a évoqué le "risque d'une invasion russe du territoire ukrainien sous le contrôle du gouvernement" de Kiev, et pas seulement des territoires séparatistes prorusses. "Nous pensons que nous avons toujours la possibilité de dissuader le président Poutine de procéder à l'attaque de l'Ukraine", a relevé un conseiller d'Emmanuel Macron.

23h53 : Le président français Emmanuel Macron va s'entretenir dimanche par téléphone avec son homologue russe Vladimir Poutine et demain avec l'Ukrainien Volodymyr Zelensky, pour tenter "encore d'éviter le pire" en Ukraine, a déclaré l'Elysée. Il faut "tout tenter, tout faire pour que le pire n'arrive pas".

23h47 : Un oléoduc international a explosé à Lougansk, une ville de l'est de l'Ukraine tenue par les séparatistes pro-russes, selon l'agence d'Etat russe Ria Novosti. Celle-ci diffuse des images d'une boule de feu éclairant le ciel nocturne, dont l'origine n'a pas été précisée.



RIA NOVOSTI

23h35 : Le président américain Joe Biden s'est exprimé sur la crise avec la Russie. Il accuse Moscou de créer une "fausse justification" pour une guerre contre l'Ukraine et dit s'attendre à une attaque dans les prochains "jours". Le locataire de la Maison Blanche ajoute qu'il "n'est pas trop tard" pour la diplomatie.



MAISON BLANCHE

21h26 : Paris et Berlin exhortent Moscou à "user de son influence" sur les séparatistes de l'est de l'Ukraine "pour contribuer à la désescalade". Dans une déclaration commune, les chefs de la diplomatie allemande et française Annalena Baerbock et Jean-Yves Le Drian jugent "extrêmement préoccupante" la multiplication des violations du cessez-le-feu le long de la ligne de contact.

20h59 : Les violations du cessez-le-feu sont régulières depuis 2014, mais leur nombre semble augmenter sur la ligne de contact entre l'Ukraine et les régions séparatistes du Donbass. Deux équipes de France 2 ont pu vérifier ces tensions des deux côtés de la démarcation.



FRANCE 2

18h03 : Il est 18 heures, avant de passer le relais dans ce live, voici un nouveau résumé de l'actualité :

• La cour d'assises de l'Isère a condamné Nordahl Lelandais à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une peine de sûreté de 22 ans pour le meurtre et l'enlèvement de la petite Maëlys en août 2017.

• Dans le nord et nord-ouest de la France, la tempête Eunice a levé cet après-midi des vagues atteignant jusqu'à neuf mètres, occasionnant de premiers dégâts et perturbant les transports ferroviaires, maritimes et aériens. Suivez notre direct.

•Le président russe, Vladimir Poutine, a constaté la dégradation de la situation dans l'est de l'Ukraine en guerre, où Kiev et les séparatistes pro-russes s'accusent mutuellement d'un regain de violence.

• Le président français Emmanuel Macron a rejeté l'exigence de la junte militaire au pouvoir à Bamako de retirer les soldats français "sans délai" du Mali. "Je ne transigerai pas une seconde sur leur sécurité", a-t-il déclaré.

• Comme une évidence. Le biathlète Quentin Fillon Maillet, double champion olympique et triple médaillé d'argent, a été désigné porte-drapeau français pour la cérémonie de clôture des Jeux olympiques. Elle se tiendra ce dimanche à partir de 13 heures.

16h21 : La montée des tensions rappelle de très mauvais souvenirs aux Ukrainiens. En 2014, Sacha, une infirmière, vivait à proximité de la ligne de front dans la guerre du Donbass. "C’est affreux. C’est une catastrophe. Je ne veux pas revivre ça." Elle témoigne.

15h17 : Le ministre américain de la Défense, Lloyd Austin, s'est entretenu au téléphone avec son homologue russe, Sergueï Choïgou. A cette occasion, il a lancé un appel à la "désescalade". Le chef du Pentagone a également appelé "au retour dans leurs bases des forces russes qui cernent l'Ukraine et à une solution diplomatique", précise un communiqué du ministère.

15h09 : La crise diplomatique autour de l'Ukraine est chaque jour plus tendue. Hier, une école dans l'est du pays a été touchée par un obus. Franceinfo fait le point sur cette attaque symbolique, intervenue la veille du lancement de la conférence annuelle de Munich, en Allemagne.

Jeudi 17 février, à 8h45, un obus a éventré le mur d'une école maternelle de Stanitsa Louganska, dans l'est de l'Ukraine. (EYEPRESS NEWS / AFP)

(EYEPRESS NEWS / AFP)

14h43 : Le dirigeant de la "république" séparatiste pro-russe de Donetsk, en guerre contre l'Ukraine, a annoncé l'évacuation de civils vers la Russie voisine, accusant Kiev de préparer une invasion après une flambée des heurts. "En premier lieu, les femmes, les enfants et les personnes âgées doivent être évacués", a déclaré Denis Pouchiline dans une vidéo publiée sur Telegram.

14h38 : Quels contenus ne faut-il pas manquer aujourd'hui sur notre site ? Voici quelques suggestions de lecture :

• Hier sur France 2, Yannick Jadot a fait quelques déclarations qui ont mérité des vérifications. Notre article.

• Pour décrypter la décision de retrait des troupes françaises au Mali et ses conséquences, franceinfo a interrogé Caroline Roussy, chercheuse à l'Institut des relations internationales et stratégiques.

• Peut-on actuellement parler d'un "conflit ukrainien" quand l'ancien n'a jamais été réglé ? Nous tentons dans cet article d'expliquer pourquoi le conflit avec les séparatistes prorusses n'a jamais été réglé dans les régions de Donetsk et Lougansk.

14h30 : "Avec une concentration de troupes russes autour de l'Ukraine, je suis profondément préoccupé par l'augmentation des tensions et des spéculations sur un conflit militaire en Europe."

Il serait "catastrophique" que la crise entre la Russie et l'Ukraine dégénère en guerre, a déclaré Antonio Guterres lors de son discours d'ouverture de la Conférence sur la sécurité de Munich, qui rassemble de nombreux dirigeants internationaux. Il a ajouté qu'"il n'y a pas d'alternative à la diplomatie".

14h02 : Il est 14 heures, voici un point sur l'actualité :

• Les rafales de vent, en lien avec la tempête Eunice, sont en train de se renforcer pour atteindre un pic dans le courant de l'après-midi avec des vents allant de 120 à 140 km/h dans le nord de la France, alerte Météo France. Cinq départements sont toujours en vigilance orange.

• Une guerre serait "catastrophique", vient d'avertir le chef de l'ONU. Plus tôt dans la journée, des bombardements ont eu lieu à Stanytsia Louganska, une ville de l'est de l'Ukraine sous le contrôle des forces gouvernementales, ont constaté des journalistes de l'AFP sur place. Suivez notre direct.

• La Première dame Brigitte Macron a assigné devant le tribunal judiciaire de Paris deux femmes ayant propagé des rumeurs transphobes à son encontre, a appris France Télévisions de source judiciaire.

• Après de nouvelles excuses prononcées par Nordahl Lelandais ce matin, la cour d'assises de l'Isère s'est retirée pour décider du sort de l'accusé, jugé notamment pour l'enlèvement et le meurtre de Maëlys De Araujo en 2017. Hier, le parquet général avait requis la perpétuité.

13h18 : Le président américain, Joe Biden, va tenir une visioconférence aujourd'hui sur la crise ukrainienne avec plusieurs leaders, ont confirmé des sources européennes. Y participeront Justin Trudeau (Canada), Ursula von der Leyen (présidente de la Commission européenne), Charles Michel (président du Conseil européen), Mario Draghi (Italie), Jens Stoltenberg (chef de l'Otan), Olaf Scholz (Allemagne), Andrzej Duda (Pologne), Klaus Johannis (Roumanie), Boris Johnson (Royaume-Uni) et Emmanuel Macron, a précisé l'Elysée.

13h08 : Les Etats-Unis observent toujours davantage de troupes russes se déplaçant vers les régions frontalières avec l'Ukraine, a déclaré à Varsovie le secrétaire américain à la Défense, LLoyd Austin. "Bien que la Russie ait annoncé qu'elle ramenait ses forces en garnison, nous ne l'avons pas encore vu", a-t-il déclaré à l'issue d'un entretien avec son homologue polonais Mariusz Blaszczak.

11h57 : Selon des journalistes de l'AFP sur place, de nouveaux bombardements sont en cours près de Stanytsia Louganska, une ville de l'est de l'Ukraine sous le contrôle des forces gouvernementales qui combattent des séparatistes pro-russes.

11h38 : Dans ce contexte, la Russie annonce que Vladimir Poutine va superviser, demain, d'importantes manœuvres militaires, dont des tirs de missiles balistiques et de croisière. "Un exercice planifié", souligne Moscou, qui entend "tester la fiabilité des armes stratégiques nucléaires et non nucléaires". Aucun lien apparent avec la crise ukrainienne, mais une démonstration de force malgré tout.

11h32 : Vous êtes un peu perdu sur le conflit entre le gouvernement ukrainien et les séparatistes prorusses ? On vous explique pourquoi les tensions se poursuivent dans les régions de Donetsk et Lougansk, huit ans après la prise de contrôle par des rebelles dans ces territoires du Donbass.




(ALEXANDER NEMENOV / AFP)

11h26 : Accusée par la Russie de préparer une attaque contre les territoires séparatistes de l'Est ou la péninsule annexée de Crimée, l'Ukraine dément. "Nous renforçons notre défense, mais nous n'avons pas l'intention de mener une quelconque offensive", assure Kiev.




(EyePress News / AFP)

11h22 : Combien de soldats russes y a-t-il aux frontières ukrainiennes ? Selon Kiev, les forces terrestres envoyées par Moscou s'élèvent à 129 000 et le total grimpe à 149 000 en incluant les forces navales et aériennes. Washington a, de son côté, fait état d'un déploiement de plus de 150 000 militaires russes.

11h16 : La France pourrait-elle intervenir militairement en cas d'invasion russe de l'Ukraine ? La ministre des Armées rappelle que "plusieurs centaines" de militaires français actuellement en Estonie dans les rangs de l'Otan pourraient être "déployés en Roumanie", pays membre de l'Alliance atlantique et frontalier de l'Ukraine.

10h12 : Pendant ce temps, sur le terrain, l'armée ukrainienne et les séparatistes prorusses s'accusent mutuellement de nouveaux bombardements dans l'est du pays, en proie à une nouvelle flambée de violences. Hier, une école maternelle a été touchée à Stanitsa Louganska, petite localité sous contrôle gouvernemental. Trois employés de l'école ont été blessés.

10h08 : "Je souhaite que nous puissions constater qu'il ne s'agit pas de rotations mais de retrait."

Malgré les "inflexions annoncées" par la Russie, le chef de la diplomatie française appelle Moscou à des "inflexions réalisées", avec des départs notables de troupes massées aux frontières ukrainiennes.

08h03 : Ces nouvelles annonces de retraits russes interviennent alors que s'ouvre la conférence annuelle de Munich sur la sécurité. Sont notamment attendus la vice-présidente américaine Kamala Harris, le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken, et le président ukrainien Volodymyr Zelensky. Cette année, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergeï Lavrov, n'a pas prévu de s'y rendre.

08h01 : La Russie annonce le retrait de troupes et de chars déployés près de la frontière ukrainienne, qui retournent dans leurs garnisons. Moscou dit aussi avoir retiré dix bombardiers positionnés en Crimée annexée.