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Le gouvernement espagnol retire son projet de loi controversé sur l'avortement

Ce projet de loi, mené par le chef de la droite Mariano Rajoy et qui réduisait considérablement le droit à avorter, y compris dans les cas de malformation du fœtus, faisait l'objet de vives critiques.

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France Télévisions
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Une manifestation organisée à Madrid (Espagne) le 8 mars 2014 contre le projet de loi qui visait à restreindre le droit à l'avortement. (JAVIER SORIANO / AFP)

Face au tollé général, Madrid a cédé. Le chef du gouvernement de droite espagnol, Mariano Rajoy, a annoncé, mardi 23 septembre, le retrait du projet de loi controversé sur l'avortement, qui réduisait considérablement le droit à avorter, y compris dans les cas de malformation du fœtus.

Mariano Rajoy en avait pourtant fait l'une de ses grandes promesses électorales. Mais ce projet, qui modifiait la précédente loi adoptée en 2010 par le gouvernement socialiste, a suscité de nombreuses critiques jusque dans son propre camp.

"Je crois avoir pris la décision la plus sensée"

"Le gouvernement a fait le plus d'efforts possibles pour tenter de parvenir au meilleur consensus possible, a déclaré Mariano Rajoy. Nous allons continuer à étudier des formules permettant de parvenir à un meilleur accord sur la réforme. Mais en ce moment, je crois avoir pris la décision la plus sensée."

Le gouvernement Rajoy avait adopté en décembre ce projet de loi, qui n'autorise l'avortement qu'en cas de danger prouvé pour la vie ou la santé physique ou psychologique de la femme, ou après un viol, mais exclut les cas de malformation du fœtus comme motif valable. La loi actuelle autorise l'avortement jusqu'à 14 semaines de grossesse pour toutes les femmes.

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