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Le plan d'austérité, portant sur la période 2012-2015, a été adopté ce mercredi par le Parlement grec

Ce plan est nécessaire à la Grèce pour sécuriser une nouvelle aide financière de ses créanciers. A 15h02 (heure de Paris), le projet avait reçu 155 voix "pour" sur les 300 que compte le parlement. Les députés ont voté un par un à l'appel de leur nom par circonscription.
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Les manifestants ont affronté les forces de l'ordre, protestant contre le plan d'austérité. (AFP / ARIS MESSINIS)

Ce plan est nécessaire à la Grèce pour sécuriser une nouvelle aide financière de ses créanciers. A 15h02 (heure de Paris), le projet avait reçu 155 voix "pour" sur les 300 que compte le parlement. Les députés ont voté un par un à l'appel de leur nom par circonscription.

Sur un total de 298 députés présents (sur 300), le projet a reçu le soutien de 154 voix socialistes et d'une voix dissidente de droite, tandis que 138 députés de l'opposition de gauche et de droite ont voté contre.

Un parlementaire exclu

Un député socialiste a voté contre, mais une collègue conservatrice de droite a bravé la consigne de son parti et soutenu le plan. Le député socialiste dissident Panayotis Kouroublis avait lancé peu avant le vote qu'il ne "pouvait pas accepter le chantage" posé par la zone euro entre la faillite du pays et l'adoption du plan jugé "injuste".

Immédiatement après le vote, le Premier ministre, Georges Papandréou, a annoncé l'exclusion du groupe parlementaire de M. Kouroublis, ce qui réduit à 154 voix sur 300 la majorité dont dispose le gouvernement socialiste, confronté dès jeudi à un nouveau vote crucial sur la loi d'application du plan-cadre voté mercredi.

Un autre député agressé

Le député socialiste Alexandre Athanassiadis a été visé par des projectiles (des boueilles et une chaise) dans une rue du centre d'Athènes, peu après avoir finalement voté pour le nouveau plan d'austérité grec alors qu'il avait menacé de ne pas le soutenir, a indiqué une source policière.

Selon la radioskai, le député a été légèrement touché à la tête et mis à l'abri dans une entrée d'immeuble, dans la rue du quartier chic et d'affaires de Kolonaki, proche du parlement, tandis que des incidents sporadiques continuaient d'opposer aux alentours des groupes de jeunes aux forces anti-émeutes.

Quatre députés dissidents du parti conservateur ont voté blanc. Les députés ont voté un par un à l'appel de leur nom par circonscripton.

L'union européenne salue l'événement

Le vote au Parlement grec d'un plan d'austérité dégage "dès à présent" la voie pour le versement d'une nouvelle tranche d'assistance financière à Athènes, a estimé le chef de file des ministres des Finances de la zone euro, Jean-Claude Juncker. "La voie pour le versement de la cinquième tranche des prêts bilatéraux des pays membres de la zone euro et du FMI est dès à présent dégagée", a-t-il annoncé dans un communiqué où il se dit "heureux et soulagé".

"C'était un vote de responsabilité nationale", ont pour leur part estimé dans un communiqué commun le président permanent de l'UE, Herman Van Rompuy, et celui de la Commission européenne, José Manuel Barroso. "Un deuxième vote positif (jeudi sur les modalités d'application du plan) ouvrira la voie au déboursement de la prochaine tranche d'assistance financière" et à "un travail rapide sur un deuxième plan d'assistance" à plus long terme, ont-ils indiqué.

Le président du Parlement européen, Jerzy Buzek, a salué pour sa part "le vote historique" de mesures qui "aideront à rétablir la crédibilité financière de la Grèce", dans un communiqué séparé. "Il est maintenant de notre devoir à tous en tant qu'Européens de soutenir les efforts du gouvernement et des citoyens grecs afin qu'ils ne sombrent pas sous le poids de la dette", a-t-il ajouté. "J'espère que le vote sur la mise en oeuvre du plan d'austérité recevra le même soutien demain", a souligné M. Buzek.

La chancelière allemande Angela Merkel a, elle aussi, salué l'adoption du plan comme étant une "nouvelle vraiment bonne", selon , Steffen Seibert. De son côté le ministre des Finances, Wolfgang Schäuble, a souligné que le Parlement grec avait par cette occasion "prouvé qu'il était conscient de ses responsabilités pour le pays et pour la zone euro".

Depuis le matin, l'Europe entière avait les yeux braqués sur Athènes où les députés étaient appelés à voter en faveur de ce projet, mais jugé obligatoire par les partenaires de l'Europe pour la poursuite de leur soutien financier, afin d'éviter un défaut de paiement de la Grèce et de mettre en danger la zone euro.

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