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Le Parti socialiste au pouvoir est arrivé en tête dans 7 régions sur 13 dimanche, selon des résultats partiels

Le PASOK devance ainsi ses rivaux conservateurs.Le Premier ministre Georges Papandreou a affirmé que son gouvernement allait "continuer son travail", annonçant implicitement qu'il renonçait à des législatives anticipées.
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Le premier ministre grec, Georges Papandréou (AFP - Louisa Gouliamaki)

Le PASOK devance ainsi ses rivaux conservateurs.

Le Premier ministre Georges Papandreou a affirmé que son gouvernement allait "continuer son travail", annonçant implicitement qu'il renonçait à des législatives anticipées.

Sur la base de ces résultats, le Pasok pourrait se maintenir dès le premier tour dans les régions de Crète et d'Egée du sud, des bastions traditionnels. Un second tour est nécessaire pour les autres régions, notamment celle d'Athènes, l'Attique, qui représente quelque 30 % des votes.

L'abstention pour cette élection des présidents de région s'est établie à un niveau élevé alors que le vote est en principe obligatoire, à 39 % sur l'ensemble du pays, avec un record historique de votes blancs ou nuls, à 9,09 %. Sur les 325 mairies en jeu, l'opposition de droite de la Nouvelle-Démocratie se maintient par contre sans surprise en tête dans les deux grandes villes d'Athènes et Salonique, mais avec une possibilité de renversement au second tour.

Le Pasok conserve son avance dans les autres principaux centres urbains du Pirée et de Patras, et remporte la mairie d'Héraklion, chef-lieu de la Crète.

Au niveau national, selon les médias, ces résultats attestent d'un fort tassement du Pasok, d'environ 10 points par rapport au score de 43,9 % qui l'avait mené au pouvoir en octobre 2009, à l'issue d'un an d'une rigoureuse cure d'austérité dictée par l'Union Européenne et le Fonds monétaire international (FMI).

Un scrutin à l'allure de référendum
Le scrutin local, auquel participaient quelque 9,8 millions de Grecs pour élire maires et présidents de régions, avait pris valeur de référendum sur l'austérité administrée au pays depuis près d'un an par le gouvernement Papandréou pour diminuer un déficit et une dette à la dérive.

Pour le scrutin municipal, les candidats de droite sont en revanche en tête, sans surprise dans les deux grandes villes du pays, Athènes et Salonique. Mais un renversement en faveur du parti socialiste (Pasok) est mathématiquement possible au deuxième tour.

Selon les analystes, la plupart des 13 régions et 325 mairies se joueront au second tour le 14 novembre. Ce scrutin est le premier depuis l'adoption au pas de charge d'une réforme des collectivités locales censée rendre l'administration plus efficace et moins dépensière.

Dramatisant l'enjeu alors que la grogne montait contre la cure de rigueur, et que d'autres mesures impopulaires, notamment de réduction du secteur public, restent à venir, le Premier ministre, Georges Papandréou, avait réclamé durant la campagne aux électeurs qu'ils lui renouvellent clairement sa confiance.

"Le peuple grec a confirmé qu'il veut le changement" mené par l'équipe socialiste, a ajouté M. Papandréou dimanche soir.

"L'effort difficile" de redressement "va continuer dans de meilleures conditions", a-t-il estimé, recensant parmi les priorités du gouvernement "la poursuite de la remise en ordre des finances publiques, avec la baisse du déficit et le contrôle de la dette, et la réforme radicale du secteur et des organismes publics".

M. Papandréou a toutefois jugé que le fort taux d'abstention enregistré lors du premier tour du scrutin, estimé à plus de 45% par les médias, "doit poser problème" à la classe politique.

"Malgré son chantage, le Pasok n'a pas obtenu la carte blanche qu'il voulait", a pour sa part estimé le chef de l'opposition de droite, Antonis Samaras.

"Au niveau national, le véritable vainqueur du scrutin est le parti communiste", ultra-orthodoxe, crédité de près de 11% des voix (7,5% ilm y a un an), a pour sa part relevé le politologue Ilias Nikolakopoulos.

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