Le gouvernement espagnol veut récupérer 8 milliards d'euros

Le gouvernement espagnol a annoncé de nouvelles mesures destinées à redresser les comptes du pays, en luttant contre la fraude fiscale et en réduisant le nombre d'entreprises publiques. Il a également appelé les banques et les régions à assainir leur situation.

(Andrea Comas Reuters)

Quinze jours après son
arrivée au pouvoir et une semaine après un premier plan combinant coupes
budgétaires de 8,9 milliards et hausses d'impôts de 6,3 milliards, l'équipe du
conservateur Mariano Rajoy veut désormais récupérer près de 8,2 milliards
d'euros en visant l'économie souterraine. Elle représenterait près d’un quart
du PIB espagnol. Le nouveau plan doit renforcer le contrôle dans les
entreprises et limiter la pratique du paiement en liquide dans certaines
transactions.

Le gouvernement compte
aussi "redimensionner le secteur public" , autrement dit réduire le
nombre d’entreprises publiques et de fondations financées par l’Etat. Le déficit
espagnol pourrait en effet dépasser les 8% du PIB, bien au-dessus des 6% visés.

Deux secteurs inquiètent
particulièrement : les banques, fragilisées depuis l’éclatement de la
bulle immobilière, et les 17 régions qui cumulent 135 milliards d’euros de
dette. En mars, une loi devrait imposer le contrôle a priori de leur budget par
le gouvernement central.

Une décision historique
pour ce pays très décentralisé, et qui a déjà suscité une première réaction: "inacceptable"
et "intolérable" , a tranché Francesc Homs, porte-parole du
gouvernement de Catalogne, à la radio Catalunya Radio.

Pour atteindre les
objectifs fixés pour fin 2012, il faudra trouver près de 40 milliards d'euros,
sous forme d'économies ou de nouvelles hausses d'impôts.