La place de la Grèce est dans l'euro, affirme Michel Sapin

Le ministre français des Finances recevait dimanche après-midi son homologue grec Yanis Varoufakis. Après la victoire de Syriza en Grèce, le nouveau gouvernement d'Alexis Tsipras entame une tournée européenne pour renégocier sa dette astronomique. Selon Michel Sapin, la Grèce a les capacités de surmonter ses difficultés et a toute sa place dans l’euro.

(Le ministre français des Finances Michel Sapin avec son homologue grec Yanis Varoufakis dimanche à Paris © Maxppp)

"La Grèce est dans l’euro est restera dans l’euro ". Michel Sapin en est convaincu. Le ministre français des Finances recevait dimanche après-midi son homologue grec Yanis Varoufakis. Un entretien à l’issu duquel il a dit sa confiance dans le nouveau gouvernement d'Alexis Tsipras pour proposer les outils nécessaires à la construction de son programme de réformes du pays.

"La France jouera son rôle" en tant que nation amie de la Grèce ", a assuré le ministre français des Finances, insistant sur la nécessité de dialoguer avec l'ensemble des institutions impliquées dans la situation grecque : la Banque centrale européenne, le Fonds monétaire international, l'Union européenne, la Commission européenne et l'Eurogroupe.

Il faut "un nouveau contrat " avec la Grèce, a déclaré Michel Sapin, estimant que le nouveau gouvernement grec devait avoir le temps de "respirer " pour proposer des "outils " pour sortir des difficultés et qu'il construise son programme de réformes. A cet égard, la dette est un sujet parmi d'autres, a-t-il dit.

Mais "pour la Grèce, comme pour l’Europe il y a besoin de croissance ", a-t-il répété. "Aucun pays ne pourra sortir des difficultés d’aujourd’hui sans un retour à la croissance et c’est d’autant plus vrai pour un pays comme la Grèce qui vient de perdre au cours de ces dernières années 25% de son PIB ", a rappelé Michel Sapin.

Michel Sapin et Yanis Varoufakis ont des convictions communes, a assuré le ministre français des Finances après un entretien dimanche avec son homologue
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Le  gouvernement de gauche formé par le mouvement Syriza veut desserrer l'étau des contraintes européennes. Avant la visite du Premier ministre Alexis Tsipras à Paris mercredi, le ministre des finances vient chercher des soutiens en Europe. Il cherche en effet à renégocier la dette grecque, pas forcément en l'annulant mais en la restructurant ou la retardant. Cette dette s'élève en effet à 321 milliards d'euros, soit 175% de la richesse grecque. Yanis Varoufakis a fait part dimanche de son souhait de se rendre prochainement à Berlin et à Francfort, où siège la Banque centrale européenne (BCE).

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