La hausse du franc suisse met les hôpitaux français en péril

Une centaine d'hôpitaux français avaient contracté des prêts en francs suisses, sur les conseils de Dexia. Avec la flambée de la monnaie helvète, ils se retrouvent aujourd'hui en difficulté et demandent un fonds d'aide d'urgence.

France 2

Plusieurs hôpitaux français se disent aujourd'hui étranglés par la récente flambée du franc suisse. Les taux d'emprunts de certains hôpitaux français ont bondi de près de 30%.
Le CHU de Saint-Étienne est l'un des plus endettés de France. Il souffre aujourd'hui d'une situation financière critique. À l'origine de cette situation, la décision de la Banque nationale suisse, le 15 janvier dernier, de laisser sa monnaie s'échanger librement face à l'euro. Résultat : sur les marchés, le franc suisse a tout à coup grimpé de 20% par rapport à l'euro. Le problème, c'est qu'en France, une centaine d'hôpitaux ont contracté ces dernières années des prêts en francs suisses. Ils doivent désormais rembourser beaucoup plus d'argent. En quelques semaines, cela représente 500 millions d'euros d'intérêts en plus.

Des prêts toxiques désormais gérés par l'État

Parmi les hôpitaux les plus touchés, Saint-Étienne, Dijon, Toulon, Rambouillet ou encore Rodez. C'est la banque Dexia qui leur avait proposé ces emprunts en francs suisses. Depuis, elle a fait faillite, et ces prêts toxiques sont désormais gérés par l'État. Aujourd'hui, les hôpitaux demandent donc au gouvernement un fonds d'aide d'urgence. Bercy promet une réponse dans la semaine.

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