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Un rapport pessimiste sur l'après-Brexit met en difficulté le gouvernement britannique

Selon les scénarios évoqués dans ce document, le pays va perdre entre 2 et 8 points de croissance dans les quinze prochaines années, en raison de sa sortie de l'Union européenne.

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France Télévisions
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La Première ministre britannique, Theresa May, le 24 janvier 2018 à Londres. (ALBERTO PEZZALI / NURPHOTO / AFP)

Le gouvernement britannique a tenté, mardi 30 janvier, de minorer un rapport sur la situation économique du pays après sa sortie de l'Union européenne, qui avait fuité la veille. L'article de Buzzfeed, qui a révélé le document, est "une interprétation sélective d'une analyse préliminaire, c'est une tentative pour saper notre sortie de l'Union européenne", a balayé le secrétaire d'État au Brexit Steve Baker lors d'une séance de questions devant le Parlement.

Cette étude, effectuée pour le ministère britannique chargé du Brexit, évalue l'impact de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne pour l'économie du pays, envisageant plusieurs scénarios. 

Jusqu'à 8% de croissance en moins

Si le Royaume-Uni restait dans le marché unique européen (tout en quittant l'Union européenne elle-même), sa croissance serait, au cours des quinze prochaines années, inférieure de 2% à ce qu'elle est actuellement.

Dans le cas d'un accord global de libre-échange avec l'UE, la croissance britannique sur cette période serait inférieure de 5%. Et si Londres et Bruxelles ne parvenaient pas à un accord et s'en tenaient aux règles de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), la croissance britannique serait réduite de 8% sur la même période, affirme le rapport.

Cette étude "ne prévoit pas le résultat des négociations que nous préférons voir aboutir", qui est la "relation la plus ambitieuse possible avec l'UE", a déclaré Steve Baker. "La Première ministre a indiqué qu'il s'agissait d'un travail initial non approuvé par les ministres", a aussi souligné mardi un porte-parole de Downing Street.

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