VIDEO. Pour Theresa May, soit le Royaume-Uni quitte l'UE avec un accord, soit il n'y aura pas de Brexit du tout

Dans un communiqué, la Première ministre a encore tendu à la main à l'opposition travailliste dans l'espoir d'obtenir une majorité au Parlement. 

Theresa May s\'exprime devant la Chambre des communes, à Londres, le 3 avril 2019. 
Theresa May s'exprime devant la Chambre des communes, à Londres, le 3 avril 2019.  (MARK DUFFY / AFP)

Theresa May écarte encore l'hypothèse du no deal, une sortie de l'Union européenne sans accord le 12 avril. Alors qu'elle tente de trouver un compromis avec l'opposition travailliste pour sortir de l'impasse au Parlement, la Première ministre britannique a déclaré, samedi 6 avril, qu'il y avait désormais un choix clair entre la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne avec un accord ou pas de Brexit du tout.  

Theresa May a échoué à trois reprises à faire adopter par la Chambre des communes l'accord de retrait qu'elle a négocié avec Bruxelles. Des députés de son Parti conservateur et du Parti unioniste démocratique (DUP) d'Irlande du Nord, dont elle dépend pour disposer de la majorité, ont en effet voté contre le texte. Depuis, elle espère convaincre l'UE de lui accorder un report de la sortie de l'UE au 30 juin

May cherche un compromis avec le Labour 

Dans l'espoir de sortir in extremis de cette impasse au Parlement, Theresa May s'est ainsi tournée vers le Labour, le parti d'opposition. "Il y a des domaines sur lesquels les deux principaux partis sont d'accord : nous voulons tous deux la fin de la liberté de circulation, quitter l'UE avec un bon accord et protéger nos emplois", a déclaré la Première ministre dans un communiqué. "C'est la base pour un compromis qui peut obtenir la majorité au Parlement, le seul moyen de tenir la promesse du Brexit. Plus cela prendra du temps, plus grand sera le risque que le Royaume-Uni ne parte jamais", a-t-elle ajouté.

Samedi, le chef de file du Labour, Jeremy Corbyn, a déclaré qu'il attendait de voir bouger les lignes rouges fixées par la dirigeante conservatrice.

Selon le Sunday Times, le gouvernement britannique envisage d'inscrire dans la loi un accord douanier avec l'UE dans le but de convaincre les travaillistes de soutenir un accord sur le Brexit, et les conseillers de Theresa May ont discuté de la possibilité d'offrir au Labour une place dans la délégation qui prendra part mercredi au sommet extraordinaire de l'UE.