En cas de nouveau report du Brexit après le 31 octobre, le Royaume-Uni devra désigner un commissaire européen

La future présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, l'a rappelé pendant une visite à Helsinki.

Les drapeaux européens flottent devant la Commission européenne, à Bruxelles (Belgique), le 17 octobre 2019. 
Les drapeaux européens flottent devant la Commission européenne, à Bruxelles (Belgique), le 17 octobre 2019.  (NICOLAS ECONOMOU / NUR PHOTO / AFP)

Si le Brexit n'est pas mis en œuvre au 31 octobre, Londres devra désigner un commissaire européen, comme les autres Etats membres. "Si, après le 1er novembre, le Royaume-Uni fait toujours partie de l'UE - et il y a encore des décisions à prendre, ce n'est donc pas acquis -, alors je demanderai évidemment au Royaume-Uni d'envoyer un commissaire", a déclaré la future présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, pendant une visite à Helsinki (Finlande). 

La législation européenne prévoit que chaque pays membre de l'UE désigne un commissaire. Le Royaume-Uni avait été dispensé de cette obligation pour la prochaine Commission dans la perspective d'un Brexit prévu le 31 octobre. Faute d'avoir pu faire ratifier à temps l'accord conclu avec Bruxelles par le Parlement britannique, le Premier ministre Boris Johnson a dû se résigner à demander un nouveau report de trois mois, jusqu'au 31 janvier 2020.

Ce report n'est pas encore acquis, sa durée ne faisant pas l'unanimité. La France, notamment, plaide pour un simple délai "technique" de quelques jours ou semaines. Le temps pour Westminster et le Parlement de Strasbourg de ratifier l'accord.