Brexit : Boris Johnson rencontrera Ursula von der Leyen mercredi à Bruxelles

Le Premier ministre britannique et la présidente de la Commission européenne jouent une de leurs dernières cartes, alors que les négociations commerciales post-Brexit s'enlisent.

Les drapeaux britannique et européen à Sangatte, dans le Pas-de-Calais, en avril 2019.
Les drapeaux britannique et européen à Sangatte, dans le Pas-de-Calais, en avril 2019. (MAXPPP)
Ce qu'il faut savoir

Un dîner pour se mettre d'accord. Boris Johnson va rencontrer Ursula Von der Leyen mercredi 9 décembre à Bruxelles pour débloquer les négociations commerciales post-Brexit, toujours dans l'impasse, a annoncé mardi un porte-parole de Downing Street. La cheffe de l'exécutif européen a dit sur Twitter avoir "hâte d'accueillir le Premier ministre britannique". Ce rendez-vous sera le point d'orgue des discussions qui durent depuis plusieurs mois. 

Ce direct est désormais terminé.

 Une concession des Britanniques. Le gouvernement britannique a annoncé mardi le retrait des clauses de la loi sur le marché intérieur contraires aux dispositions de l'accord de retrait de l'Union européenne conclu en janvier, après s'être entendu avec Bruxelles sur la question de l'Irlande du Nord. Si les négociations commerciales continuent de s'enliser, ce geste s'apparente à une concession du Royaume-Uni. Avec sa loi controversée qui, de son propre aveu, violait les règles du droit international, Londres entendait avoir le pouvoir de prendre unilatéralement des décisions commerciales dans sa province d'Irlande du Nord, pouvoirs censés être partagés avec les Européens selon l'accord de Brexit. Il enfreignait ainsi des dispositions clés du traité conclu l'an dernier, qui vise à éviter le retour d'une frontière sur l'île d'Irlande, conformément à l'accord de paix de 1998 qui a mis fin à trois décennies de violences dans la province. 

Des points de crispation demeurent. La fin de la période de transition post-Brexit approche dangereusement, mais les discussions entre Britanniques et Européens continuent d'achopper sur les trois mêmes sujets : l'accès européen aux eaux britanniques, la manière de régler les différends dans le futur accord et les garanties exigées à Londres en matière de concurrence en échange d'un accès sans droits de douanes ni quotas à son immense marché.

  La période de transition s'achèvera le 31 décembre 2020. Les discussions avaient repris dimanche, avant la fin de la période de transition prévue le 31 décembre. Un échec exigerait la préparation de mesures d'urgence car un "no deal" entraînerait, dès le 1er janvier, des échanges fondés sur les règles de l'Organisation mondiale du commerce, synonymes de droits de douane ou de quotas, potentiellement dévastateurs pour des économies déjà fragilisées par la pandémie.

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20h09 : Il est 20 heures, voici donc un nouveau point sur l'actualité :

Le Parquet national financier requiert quatre ans de prison dont deux avec sursis contre Nicolas Sarkozy, son avocat Thierry Herzog et l'ancien magistrat Gilbert Azibert dans l'affaire des "écoutes". La fin du procès est prévu pour jeudi soir mais le jugement devrait être mis en délibéré.

Le futur porte-avions français, qui doit succéder au Charles-de-Gaulle en 2038, sera doté de la propulsion nucléaire, a annoncé Emmanuel Macron. Lors d'une visite sur le site du groupe Framatome du Creusot, il a estimé que "notre avenir énergétique et écologique passe par le nucléaire".

• Le vaccin contre le Covid-19 développé par AstraZeneca et l'université britannique d'Oxford est devenu le premier à voir ses résultats d'efficacité validés par une revue scientifique, ici The Lancet.

• Londres et Bruxelles ont annoncé un accord permettant le retrait des dispositions controversées d'un projet de loi britannique revenant sur le traité de Brexit, qui fâchaient les Européens en pleines négociations commerciales.

• Le Parquet national antiterroriste a requis 30 ans de réclusion criminelle à l'encontre de la compagne en fuite d'Amedy Coulibaly, Hayat Boumeddiene, jugée par défaut au procès des attentats de janvier 2015 contre Charlie Hebdo, l'Hyper Cacher et à Montrouge.

• On joue la dernière journée de la Ligue des champions ce soir. A 21 heures, Rennes affronte Séville pour du beurre, et le PSG doit au moins faire un nul face à Istanbul Basaksehir pour se qualifier pour les 8es de finale.

19h14 : Ursula von der Leyen a dit sur Twitter avoir "hâte d'accueillir le Premier ministre britannique" pour "poursuivre [les] discussions sur l'accord de partenariat".

19h15 : Le Premier ministre britannique rencontrera demain soir à Bruxelles Ursula von der Leyen, annonce à l'instant un porte-parole de Downing Street. Il s'agit officiellement de "poursuivre les discussions sur les relations futures entre le Royaume-Uni et l'UE". Dit autrement, le Premier ministre britannique et la cheffe de l'exécutif européen vont tenter de débloquer les négociations post-Brexit, toujours dans l'impasse.

18h09 : Voici le point sur l'actualité en cette fin de journée :

Emmanuel Macron a annoncé que le futur porte-avions français serait, comme le Charles-de-Gaulle, à propulsion nucléaire, estimant que "notre avenir énergétique et écologique passe par le nucléaire", lors d'une visite sur le site du groupe Framatome du Creusot.

• Le vaccin contre le Covid-19 développé par AstraZeneca et l'université britannique d'Oxford est devenu le premier à voir ses résultats d'efficacité validés par une revue scientifique, The Lancet.

• Londres et Bruxelles ont annoncé un accord permettant le retrait des dispositions controversées d'un projet de loi britannique revenant sur le traité de Brexit, qui fâchaient les Européens en pleines négociations commerciales.

• Le parquet national antiterroriste a requis trente ans de réclusion criminelle à l'encontre de la compagne en fuite d'Amedy Coulibaly, Hayat Boumeddiene, jugée par défaut au procès des attentats de janvier 2015 contre Charlie Hebdo, l'Hyper Cacher et à Montrouge.

15h25 : Attention, Européens et Britanniques n'ont pas tout réglé pour autant : les discussions commerciales continuent de s'enliser. Mais à un peu plus de trois semaines de la rupture définitive avec l'UE le 31 décembre, ce geste s'apparente à une concession faite à Bruxelles, où le Premier ministre britannique, Boris Johnson, doit se rendre "dans les prochains jours".

15h20 : A l'issue d'une réunion à Bruxelles, le ministre britannique Michael Gove, chargé de la coordination de l'activité gouvernementale, et le vice-président de la Commission Maros Sefcovic "peuvent désormais annoncer un accord de principe sur tous les sujets" qui concernent le protocole sur Irlande et l'Irlande du Nord, indiquent-ils dans un communiqué commun.

15h19 : Boris Johnson fait des concessions. Londres annonce cet après-midi le retrait d'articles controversés de son projet de loi sur le marché intérieur, qui revenait, en violation assumée du droit international, sur des dispositions de l'accord encadrant la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne.

14h31 : L'Union européenne ne "sacrifiera jamais [son] avenir" pour conclure un accord post-Brexit au prix de concessions qui fragiliseraient son marché unique, avertit sur Twitter le négociateur européen Michel Barnier, alors que les négociations entre Bruxelles et Londres sont dans l'impasse. Cette déclaration intervient après une réunion des ministres des Affaires européennes, Michel Barnier soulignant l'"unité totale" des Vingt-Sept face au Royaume-Uni.

10h52 : "Je suis toujours optimiste, mais je dois être honnête avec vous, la situation en ce moment est délicate. Nos amis doivent comprendre que le Royaume-Uni a quitté l'UE pour pouvoir exercer un contrôle démocratique. Nous en sommes encore loin."

Comment dit-on "on n'est pas sortis de l'auberge" en anglais ? Petit rappel : les négociations de la dernière dernière dernière dernière chance n'ont rien donné ces derniers jours. On se dirige donc tout droit vers un "no deal".

08h20 : "On ne veut pas céder à une forme de pression que mettraient sur nous les Britanniques. (...) Faire des efforts, oui, des compromis, oui, mais sacrifier notre pêche et nos pêcheurs, non, et les Britanniques le savent."

Sur RMC, Clément Beaune a fait un point sur l'avancée (ou la non-avancée) des négociations pour le Brexit.

06h39 : Le gouvernement britannique avait lui même chiffré les conséquences d'un no-deal pour son économie, en 2018. Selon les estimations de l'époque, un "no deal" amputerait le PIB de 7,6% sur 15 ans. Un accord commercial le réduirait de 4,9%, soit un impact assez sévère, signe du défi que représente la sortie de l'UE.

08h52 : Un échec se profile dans l'énième sommet de la dernière chance pour trouver un accord. C'est donc le moment de s'interroger sur les conséquences d'un "no deal" qui devient de plus en plus probable : selon la London School of Economics (tout en haut de l'échelle du sérieux), un Brexit sans accord (donc un retour des droits de douanes et contrôles aux frontières) sera plus coûteux que le Covid-19, car ses conséquences se feront sentir sur une plus longue période.