Brexit : la France n'est pas encore prête à "acter un échec" des négociations, assure le secrétaire d'Etat chargé des Affaires européennes

"Je crois qu'on a encore un temps de négociation, quelques jours, et après il faut dire clairement (...) oui ou non", a déclaré Clément Beaune sur RMC, alors que le Brexit doit entrer en vigueur le 1er janvier.

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France Télévisions
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Le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, Clément Beaune, lors d'une conférence de presse à Vienne, en Autriche, le 9 novembre 2020. (JOE KLAMAR / AFP)

Il reste encore une lueur d'espoir. La France ne considère pas encore que les négociations sur les futures relations entre le Royaume-Uni et l'Union européenne ont échoué, a déclaré mardi 8 décembre le secrétaire d'Etat chargé des Affaires européennes, Clément Beaune, tout en les jugeant "compliquées".

Alors que le Brexit sera pleinement effectif le 1er janvier, les négociateurs britanniques et européens ne sont toujours pas parvenus à un accord en raison notamment de divergences persistantes sur la pêche, les règles d'une concurrence équitable et les mécanismes de résolution des litiges.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le Premier ministre britannique, Boris Johnson, ont demandé lundi à leurs négociateurs de faire le point sur ces éléments de blocage en vue d'en discuter en personne, alors que se tient un sommet européen jeudi et vendredi.

"On a encore un temps de négociation"

"Je vous avoue qu'on en a un peu marre mais on ne va pas dire 'on claque la porte parce qu'on est fatigués", a déclaré Clément Beaune sur RMC. "Je ne veux pas acter un échec, je crois qu'on a encore un temps de négociation, quelques jours, et après il faut dire clairement (...) oui ou non", a-t-il ajouté. Il avait néanmoins estimé ce week-end, dans Le Journal du dimanche, qu'il faudrait "mieux savoir maintenant qu'à Noël" si aucun accord n'était conclu.

Il a également rappelé que la France n'hésiterait pas à opposer son veto, notamment si elle n'est pas satisfaite des propositions concernant la pêche. "Faire des efforts, oui, des compromis, oui, tout le monde le sait, nous l'avons dit de manière honnête aux pêcheurs français, mais sacrifier notre pêche et nos pêcheurs, ça c'est non et les Britanniques le savent." 

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