Brexit : la Cour suprême britannique juge "illégale" la suspension du Parlement décidée par le Premier ministre, Boris Johnson

La décision était décriée par des détracteurs comme une manoeuvre pour sortir à tout prix le Royaume-Uni de l'Union européenne.

Boris Johnson à New York, le 23 septembre 2019.
Boris Johnson à New York, le 23 septembre 2019. (STEPHANIE KEITH / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)

La Cour suprême britannique a décidé, mardi 24 septembre, que le Premier ministre Boris Johnson n'était pas dans son droit en suspendant le Parlement durant cinq semaines à l'approche du Brexit. L'instance a par ailleurs décidé que le Parlement devait siéger à nouveau "dès que possible".

Boris Johnson est accusé d'avoir suspendu le Parlement jusqu'au 14 octobre, soit deux semaines seulement avant la date du Brexit, pour museler l'opposition et sortir le Royaume-Uni de l'Union européenne le 31 octobre, même sans accord de divorce.

Une vague d'indignation

Lui n'a de cesse de répéter que cette mesure était justifiée afin de préparer et présenter ses priorités politiques nationales après son arrivée au pouvoir, fin juillet. Il n'est pas inhabituel pour un dirigeant au Royaume-Uni d'ajourner la session parlementaire à cette fin. En outre, le Parlement ne siège traditionnellement pas pendant quelques semaines en septembre, au moment des congrès annuels des partis. Mais cette suspension, en raison notamment de sa longueur, avait suscité une vague d'indignation dans le pays du parlementarisme, déclenchant des manifestations ainsi qu'une offensive judiciaire.