Brexit : en cas de "no deal", "ce sont les Britanniques qui ont beaucoup plus à perdre", estime Sandro Gozi (LREM)

Sandro Gozi, député européen LREM, était l’invité des "4 Vérités" de France 2, vendredi 18 décembre.

France 2

L’heure du verdict pour le Brexit approche. Est-ce qu’un accord reste possible ? "Oui. Boris Johnson nous a habitués à ses rodomontades. On ne sait jamais s’il prépare le 'non' ou s’il prépare des avancées dans la négociation. On a avancé dans les derniers jours. Les Britanniques ont accepté des choses qu’ils ont refusés pendant deux ans. On ouvre notre marché aux Britanniques, il faut que leurs entreprises respectent les standards sociaux et environnementaux européens. Il y a la question de la pêche qui reste ouverte, qui est très importante : nous ouvrons notre marché il n’y a aucune raison que les Britanniques n’ouvrent pas leurs eaux territoriales pour les pécheurs européens", explique Sandro Gozi, député européen LREM et invité des "4 Vérités" de France 2, vendredi 18 décembre.

En cas de mauvais accord il faut "poursuivre les négociations l’année prochaine"

Le Parlement estime qu’il faut un accord d’ici dimanche 20 décembre au soir afin qu’il soit possible de le ratifier. "C’est possible. Le Parlement veut un bon accord, pas forcément un accord à tout prix. Si l’accord qui est présenté n’est pas satisfaisant pour l’Union européenne, il vaut mieux, au lieu de conclure un mauvais accord, poursuivre les négociations l’année prochaine", indique Sandro Gozi.

Qui a le plus à perdre d’un "no deal" ? "Le Brexit est une mauvaise nouvelle pour tout le monde. Ce sont sans doute les Britanniques qui ont beaucoup plus à perdre", estime Sandro Gozi. Et d’ajouter : "Il y a des investisseurs qui se sont éloignés du Royaume-Uni et les entreprises britanniques ne savent pas comment planifier leur avenir."

Guillaume Daret

L\'ancien secrétaire d\'État italien devenu conseiller d\'Édouard Philippe, lors d\'une prise de parole, à Paris, le 6 mai 2019. 
L'ancien secrétaire d'État italien devenu conseiller d'Édouard Philippe, lors d'une prise de parole, à Paris, le 6 mai 2019.  (KARINE PIERRE / HANS LUCAS / AFP)