La Belgique, refuge des «exilés fiscaux» français

L'annonce par le milliardaire Bernard Arnault de son intention de demander la nationalité belge alors que Paris envisage de taxer à 75 % les plus hauts revenus, remet en lumière l'attractivité du royaume d'Outre-Quiévrain.

Sur la Grand\'Place, dans le centre historique de Bruxelles (8-7-2008)
Sur la Grand'Place, dans le centre historique de Bruxelles (8-7-2008) (AFP - Hemis.fr - Bertrand Gardel)

Dans les quartiers chics de la région bruxelloise, trois ventes immobilières sur quatre sont actuellement réalisées par des Français qui sont à la recherche de maisons de maître, souvent deux fois moins chères qu'en Ile-de-France. Un mouvement qui s'accélère.

A Uccle, banlieue huppée près de Bruxelles, le chiffre de propriétaires français est passé de 61 en 2010 à 676 l'an dernier. Ces derniers disent vouloir quitter l'Hexagone en raison des differentes politiques fiscales mises en place à Paris.

En Belgique, ils pensent trouver leur bonheur. L'impôt sur la fortune n' existe pas, seuls les revenus du travail sont taxés. Quant au patrimoine, il est totalement exonéré.

Reportage de François Beaudonnet diffusé le 9 septembre 2012 sur France 2