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L'Otan et la Russie ont tenu samedi à Lisbonne leur premier sommet depuis la crise géorgienne de 2008

Le président russe Dmitri Medvedev a confirmé samedi que Moscou allait travailler avec l'Otan sur le bouclier antimissile en Europe.Auparavant, les pays de l'Otan avaient donné leur aval à une stratégie de sortie d'ici à 2014 d'une majorité de leurs soldats d'Afghanistan.
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Le secrétaire général de l'Otan A.F. Rasmussen, le président russe Medvedev et José Socrates à Lisbonne (20/11/10) (AFP / Pierre-Philippe Marcou)

Le président russe Dmitri Medvedev a confirmé samedi que Moscou allait travailler avec l'Otan sur le bouclier antimissile en Europe.

Auparavant, les pays de l'Otan avaient donné leur aval à une stratégie de sortie d'ici à 2014 d'une majorité de leurs soldats d'Afghanistan.

Le Premier ministre britannique David Cameron s'est d'ailleurs fermement "engagé" samedi à ce qu'il n'y ait plus de troupes britanniques de combat en Afghanistan à partir de 2015, à l'issue d'un sommet de l'Otan à Lisbonne.

Washington a cependant affiché une position plus prudente sur le retrait de ses propres troupes.

Les pays de l'Otan ont décidé par ailleurs de diminuer d'au moins 35% les effectifs de la structure permanente de l'alliance et de réduire considérablement le nombre de ses agences et quartiers généraux, selon la Déclaration finale du sommet de Lisbonne.

L'Otan a décidé samedi de transférer progressivement la responsabilité des combats à l'armée afghane d'ici 2014, mais continuera d'avoir un rôle de "soutien" au-delà de cette date, tant que le travail ne sera pas fini, a annoncé samedi son secrétaire-général Anders Fogh Rasmussen. "Nous avons lancé le processus par lequel le peuple afghan va redevenir maître de sa propre maison", a-t-il souligné. Ce passage de relais devrait débuter au plus tard à l'été 2011, et se poursuivre jusqu'à la fin 2014.

Le secrétaire de l'Otan a précisé avoir signé avec le président afghan Hamid Karzaï "un partenariat de long terme qui va perdurer au-delà de notre mission de combat". Ce tournant majeur et ces engagements ont été pris en présence du dirigeant afghan, ainsi que des 20 partenaires de l'Isaf, la force internationale sous commandement Otan et du Premier ministre du Japon, Naoto Kan.

Le président afghan a espéré que les "difficultés" liées aux opérations militaires conduites par les Etats-Unis en Afghanistan puissent être résolues, après une polémique avec Washington sur le comportement des forces spéciales américaines.

La Maison Blanche a assuré de son côté, par la voix d'un haut responsable délégué à Lisbonne, que les forces internationales en Afghanistan auraient "encore beaucoup de durs combats" devant elles avant de pouvoir transférer d'ici à 2014 la responsabilité de la sécurité de tout le pays à l'armée afghane.

Un système de défense antimissile
Vendredi, les membres de l'Otan se sont entendus sur un système de défense antimissile, a annoncé Barack Obama. Le président américain a salué des "progrès substantiels" entre les Etats-Unis et ses alliés. Les chefs d'Etat et de gouvernement ont commencé par adopter un nouveau "concept stratégique" de l'Alliance face aux nouveaux défis que constituent le terrorisme, les cyber-attaques et la menace potentielle des missiles balistiques de pays comme l'Iran ou la Corée du Nord et qui doit servir d'ordre de mission à l'Alliance pour les dix prochaines années.

"Les Etats-Unis et nos alliés de l'Otan ont réalisé aujourd'hui des progrès substantiels", a déclaré vendredi Barack Obama, annonçant une entente sur un système de défense antimissile. "Je suis heureux d'annoncer que pour la première fois, nous nous sommes mis d'accord pour développer un système de défense antimissile qui est suffisamment puissant pour couvrir le territoire européen de l'Otan et ses populations, de même que les Etats-Unis", a ajouté le président américain.

Barack Obama a par ailleurs indiqué qu'il avait obtenu un appui très "clair" de ses alliés européens à la ratification rapide du traité de désarmement nucléaire russo-américain START signé en avril, que bloque encore le Congrès américain. Le nouveau START prévoir une réduction de 30% du nombre de têtes nucléaires détenues par les deux superpuissances, qui détiennent à elles seules plus de 90% des armes de ce type.

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