L'Eurogroupe donne son feu vert au plan d'aide à la Grèce

Les ministres des Finances de la zone euro formant l'Eurogroupe ont donné leur feu vert au troisième plan d'aide à la Grèce ce vendredi. Ils ont tout de même ajouté quelques mesures.

(Jeroen Dijsselbloem, le président de l'Eurogroupe © Reuters-Francois Lenoir)

L'Eurogroupe, réunion informelle et influente des ministres des Finances de la zone euro, a donné son feu vert au troisième plan d'aide à la Grèce ce vendredi. Plusieurs sources ont indiqué à l'AFP : "On a un accord ", précisant qu'il n'y aurait pas besoin de prêt relais pour la Grèce. La Commission européene a confirmé dans la foulée en indiquant que le plan pourrait aller jusqu'à "86 milliards d'euros " sur trois ans. Le premier versement sera de 26 milliards d'euros. et devrait être débloqué mercredi 19 août avant la fin de la journée a expliqué le président de l'Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem.

Cet accord est "un aboutissement pour la Grèce qui a fait les efforts attendus ", a déclaré François Hollande. "Cet accord est un succès pour la Grèce et pour l'Europe ", a estimé Michel Sapin le ministre français des Finances dans un communiqué. "La France est fière d'y avoir contribué utilement dans le dialogue toujours maintenu avec ses partenaires européens ".  Michel Sapin rappelle que la France a toujours considéré que "la place de la Grèce était dans la zone euro, dès lors que le respect des règles européennes était assuré ". 

Pour Christina Lagarde, patronne du FMI, c'est une "étape importante " mais la dette est toujours trop lourde. La Grèce "seule ne peut pas restaurer la viabilité de son endettement ". "Je demeure fermement convaincue que la dette de la Grèce est devenue insoutenable et que la Grèce ne peut, par ses seules actions, restaurer la viabilité de cet endettement ", écrit Christine Lagarde.

 

L'Eurogroupe a validé le protocole d'accord établi entre le gouvernement grec et ses créanciers internationaux "avec quelques mesures supplémentaires ", a dit à Reuters le ministre belge des Finances, Johan van Overtveldt, sans donner davantage de précisions. Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, avait auparavant fait adopter par les députés le troisième plan de renflouement négocié en cinq ans avec les créanciers du pays. 

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