Grèce : la zone euro en sommet "jusqu'à ce qu'une décision soit prise"

Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a annoncé ce dimanche matin l'annulation du sommet des chefs d'Etat et de gouvernement européens pour laisser la place à un sommet des pays de la zone euro. Et les négociations des finances de la zone euro vont elles reprendre cet après-midi.

(Donald Tusk veut que le sommet de la zone euro se prolonge jusqu'à une décision © REUTERS | Eric Vidal)

Avec les décisions annoncées ce dimanche matin, Donald Tusk, le président du Conseil européen a dégagé du temps pour les négociations puisque le sommet européen est remplacé par un sommet des pays de la zone euro, une réunion qui va commencer à 16h et se prolongera "jusqu'à ce qu'une décision soit prise."

 

"Il y a un chemin" (Pierre Moscovici)

Pour le commissaire européen chargé des Affaires économiques et financières, Pierre Moscovici, il "existe globalement une base pour ouvrir des négociations sur un nouveau programme avec la Grèce, étant entendu que le gouvernement grec doit faire plus, et à court terme, et à moyen terme."

 

"Je souhaite qu'à la fin de la journée nous ayons un accord, un bon accord" (Pierre Moscovici)
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Selon le vice-président de la Commission en charge de l'Euro, Valdis Dombrovskis, il est "très peu probable que la Commission obtienne un mandat de négociation formel pour entamer les discussions sur un troisième plan d'aide pour la Grèce (...) mais je crois que l'Eurogroupe (les ministres des Finances de la zone euro) peut préparer le terrain pour les dirigeants.."

"Cela veut dire que la question du mandat de négociation sera transmise au sommet de la zone euro", a indiqué une source européenne citée par l'AFP.  "C'est a priori un bon signe."  "Est-ce qu'on est prêt à prendre le risque d'une destruction de la zone euro? C'est ça la question" a réagi l'eurodéputée socialiste Pervenche Bérès sur France Info.

"Est-ce qu'on est prêt à prendre le risque d'une destruction de la zone euro? C'est ça la question" (Pervenche Bérès)
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Soutenir la Grèce jusqu'à utiliser son veto

Pour le PCF qui s'exprime dans un communiqué, la France doit soutenir la Grèce jusqu'au bout : "La France a, certes tardivement, joué un rôle positif pour la conclusion d'un accord. Elle ne doit pas plier et le faire jusqu'au bout en soutenant les propositions grecques par tous les moyens diplomatiques jusqu'au veto, au cas où le grexit serait l'hypothèse retenue par l'Eurogroupe."