Fusillade de Munich : une folie meurtrière de type "amok"

Le mot "amok" à la une des journaux allemands après la fusillade de Munich vendredi soir. Le jeune homme de 18 ans, qui a tué 9 personnes dans un centre commercial dans la ville bavaroise avant de se suicider, a agi seul dans une crise de folie meurtrière. Ce que traduit bien le mot "amok", un mot qui caractérise les tueries.

(Amok im Kopf, la folie dans la tête, sur le site du Süddeutsche Zeitung © capture d'écran)

Amok, c’est un mot qui a été introduit dans la langue allemande par un livre de Stefan Zweig. Il vient de la langue malaisienne et il  signifie littéralement la fièvre et par extension, la rage incontrôlable de quelqu’un qui cherche à tuer le plus de monde possible avant de mourir. Lors du crash de la Germanwings, il y a eu amok de la part du pilote, un mot qui revient régulièrement à la une ici. L’Allemagne est, après les Etats Unis, le pays le plus frappé. On se souvient des tueries d’Erfurt en avril 2002 ou de Winnenden en mars 2009, des élèves avaient ouvert le feu dans leur ancien lycée avant de se suicider.

Quatre cents amoks chaque année

Selon un travail de l’université de l’université de Cologne, il y a quatre cents actions violentes répertoriées en moyenne chaque année comme amok. Des coups de folie moins meurtriers qu’à Munich mais des attentats comme ceux de Nice ou de Würtzburg donnent envie à ces personnalités fragiles et influençables de mettre le doigt sur la gâchette. 

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