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Fusillade de Munich : le tireur n'a "pas la moindre relation" avec Daech

Au lendemain de la fusillade qui a entraîné la mort de neuf personnes vendredi après-midi à Munich, les autorités allemandes parlent désormais de l'acte d'un "forcené" qui n'avait rien à avoir avec le djihadisme et l'organisation Etat islamique. Mais il y aurait un "lien évident" avec le tueur norvégien Anders Behring Breivik.
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Radio France
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 (Le chef de la police de Munich Hubertus Andrä a donné ce samedi une conférence de presse © maxPPP)

"Nous partons du principe qu'il s'agit dans cette affaire d'un acte classique d'un forcené " qui a agit manifestement sans motivation politique, a affirmé un représentant du parquet de Munich. Selon lui, "il n'y a pas d'autres raisons ".  Le procureur a également indiqué que l'homme souffrait "d'une forme de dépression". Des propos confirmés par le chef de la police de la ville : "Nous avons trouvé des éléments montrant qu'il se préoccupait des questions liés aux forcenés " auteurs de tueries, notamment des livres et des articles de journaux. "Il n'y a absolument aucun lien avec l'Etat islamique."   En revanche "le lien est évident" avec le tueur norvégien Anders Behring Breivik qui avait massacré 77 personnes il y a cinq ans jour pour jour. La police ajoute que le jeune homme souffrait de troubles psychiatriques.

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Le tueur, un Germano-Iranien de 18 ans, était né à Munich et fréquentait une école de la ville. Armé d'un pistolet et disposant de trois cents balles, ll a tiré sur des passants vendredi soir à proximité et dans un centre commercial, tuant neuf personnes, pour l'essentiel des jeunes et en blessant 16 autres. Parmi ses victimes, trois Turcs, trois Kossovars et un Grec. Puis il s'est suicidé d'une balle dans la tête.

  Selon les derniers éléments de l'enquête, le jeune Germano-Iranien de 18 ans a attiré la plupart de ses victimes dans un piège en les incitant via Facebook à venir dans un restaurant McDonald's de la ville pour y bénéficier de réductions. L'auteur de la tuerie, qui a fait neuf morts et 16 blessés, aurait aussi été victime dans le passé de "harcèlement" de la part d'autres "jeunes de son âge", a indiqué le ministre de l'Intérieur Thomas de Maizière.

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