Crash de l'A320 d'EgyptAir : des débris de la carlingue ont été localisés, annoncent les autorités égyptiennes

L'Airbus A320 reliant Paris au Caire s'est abîmé le 19 mai avec 66 occupants, dont 40 Egyptiens et 15 Français. 

Un navire égyptien participe aux recherches de débris de l\'Airbus A320 d\'EgyptAir, le 21 mai 2016.
Un navire égyptien participe aux recherches de débris de l'Airbus A320 d'EgyptAir, le 21 mai 2016. (EGYPTIAN MILITARY SPOKESPERSON / AFP)

Des débris de la carlingue de l'avion d'EgyptAir, disparu en Méditerranée le 19 mai, ont été localisés sur "plusieurs sites principaux", a annoncé mercredi 15 juin la commission d'enquête égyptienne. L'Airbus A320 reliant Paris au Caire s'est abîmé avec 66 occupants, dont 40 Egyptiens et 15 Français, après avoir soudainement disparu des écrans radar, pour des raisons encore indéterminées.

Un navire de la compagnie française Deep Ocean Search (DOS) qui participe aux opérations de recherche, le John Lethbridge, a "localisé plusieurs sites principaux où se trouvent des débris de la carlingue", a précisé la commission d'enquête. "L'équipe de recherche et les enquêteurs présents à bord du navire vont établir une carte de la répartition des débris de la carlingue", poursuit-elle.

L'hypothèse de l'incident technique gagne du terrain

Le John Lethbridge, équipé d'un robot sous-marin capable de localiser et récupérer à grande profondeur les boîtes noires, est arrivé le 9 juin en Egypte pour rejoindre la zone du crash, entre la Crète et l'Egypte. La commission d'enquête avait averti lundi que les deux boîtes noires cesseraient d'émettre le 24 juin. Un bâtiment de la Marine française, le Laplace, avait détecté le 1er juin le signal d'une des boîtes noires.

L'hypothèse de l'attentat, initialement mise en avant par l'Egypte, a cédé du terrain au profit de celle de l'incident technique : des alertes automatiques avaient en effet été émises par l'appareil deux minutes avant sa chute, signalant de la fumée dans le cockpit et une défaillance de l'ordinateur gérant les commandes. 

Le 20 mai, au lendemain du crash, les premiers débris (essentiellement des effets personnels de voyageurs) avaient été découverts à 290 km au nord d'Alexandrie par les avions et navires déployés par l'armée égyptienne.