Crise grecque : pourquoi l'Allemagne n'a pas confiance

Les ministres des Finances de la zone euro se retrouvent ce dimanche matin à Bruxelles, après neuf heures de vaines négociations ce samedi. Parmi les pays qui bloquent, l'Allemagne.

(Wolfgang Schäuble, chef de file des "faucons" © MAXPPP)

 La défiance de l'Allemagne et au-delà du camp des "faucons" est d'autant plus forte que deux ministres du gouvernement Tsipras ont refusé de soutenir le programme de réforme. Berlin craint qu'Athènes n'enterre les réformes annoncées l'une après l'autre une fois que la pression sera retombée. D'où l'idée de Wolfgang Schäuble, le ministre allemand des Finances,de créer un fonds qui regrouperait hors de Grèce, les actifs que le gouvernement a promis de privatiser pour s'assurer que la privatisation se fera effectivement. Athènes a refusé.

"La confiance a été détruite d'une manière incroyable"

Déjà à la veille du sommet, ce même Wolfgang Schäuble avait assuré que les propositions grecques n'allaient pas assez loin pour assurer à long terme la croissance du pays et sa sortie de la crise : "La confiance a été détruite d'une manière incroyable au cours des derniers mois." 

Dans un document interne qui n'a "pas été distribué" samedi aux ministres des Finances de la zone euro, et qui n'a donc pas fait l'objet de discussion, l'Allemagne envisage un "Grexit", une sortie de la Grèce de la zone euro, "temporaire".

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