Copenhague : la police pense avoir abattu l'auteur des deux fusillades

A Copenhague, un homme a été abattu par la police près d'une gare, un peu avant 6h. La police suppose qu'il est responsable des deux fusillades d'hier et de cette nuit contre un centre culturel et une synagogue de la capitale danoise.

(A Copenhague, la police enquête sur l'auteur présumé de deux fusillades abattu près de la gare de Norrebro © REUTERS/Hannibal Hanschke)

Pour la première fois depuis les évènements tragiques de Copenhague, la police a fait ce dimanche matin un lien possible entre les deux fusillades considérées comme des actes terroristes. Les enquêteurs disent "supposer" avoir abattu à l'aube l'auteur de ces deux attaques menées dans la capitale danoise et qui ont fait deux morts. Les abords d'une synagogue ont été visés cette nuit et un centre culturel a été victime de tirs samedi après-midi. Tôt ce dimanche, la police a cerné un quartier proche de la synagogue et abattu un homme qui serait l'auteur des attaques.

Un suspect rapidement identifié

La souricière policière avait été rapidement mise en place dans le quartier de Norrebro, dans le centre de Copenhague, près du lieu de la fusillade qui avait visé quelques heures plus tôt une synagogue.

"L’homme a ouvert le feu contre la police et a été abattu. Aucun policier n'a été blessé", a déclaré la police sur son compte Twitter.

Les policiers avaient repéré un suspect et s'étaient postés près de son domicile. Les caméras de surveillance ont permis d'identifier le suspect. Les images l'ont montré portant une parka bleu foncé et un bonnet mauve. Il est vu en train de sortir d'une voiture, puis monter dans un taxi qui l'emmène à une adresse près de la gare de Norrebro, une destination qui s'avère être celle de son domicile. L'homme serait ressorti de chez lui, peu après minuit en direction de la synagogue pour rentrer chez lui, après l'attaque. 

La police, en fin de matinée dimanche, restait muette sur l'identité du tueur supposé aux motivations inconnues. 

La vidéo-surveillance dans les lieux publics de Copenhague a permis de repérer le suspect : Quentin Dickinson à Copenhague
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Traque à Copenhague dans un pays en alerte

Une vaste chasse à l'homme a été déclenchée après les deux attaques qui ont fait deux morts et cinq blessés dans la capitale danoise. La première fusillade samedi après-midi avait visé un centre culturel où était invité l'artiste suédois Lars Vilks, menacé de mort par les islamistes radicaux.

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La deuxième attaque s’est déroulée dimanche en début de nuit contre une synagogue. Selon une association danoise, le conseil de sécurité juif des pays nordiques, la victime serait "un jeune homme juif" qui surveillait les accès à la synagogue.Ces deux affaires ont fait l'objet d'enquêtes distinctes, chacune étant considérée comme un acte terroriste.

Sans décréter de couvre-feu, la police de Copenhague a conseillé aux habitants de rester chez eux et de respecter les zones de sécurité établies dans plusieurs secteurs de la capitale. Tout le pays a été placé en état d'alerte. 

L'émotion à Paris 

Pour Patrick Pelloux, chroniqueur à Charlie Hebdo, le lien entre les fusillades de Copenhague et les attentats de Paris est évident. "C'est le même mécanisme" a-t-il déclaré dimanche matin sur France Info. "On vise les juifs, on vise les dessinateurs, on vise la presse, on vise les policiers" ,  a constaté Patrick Pelloux.

"Il faut une réponse européenne parce que c'est l'Europe qui est attaquée" Patrick Pelloux, collaborateur à Charlie Hebdo
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Le ministre de l'Intérieur français, Bernard Cazeneuve, est attendu au Danemark à la mi journée ce dimanche.