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Condamnation des Pussy Riot : les Occidentaux sévères avec la Russie

Aurélie Filippetti a fait part de sa "consternation". Les Etats-Unis parlent de sentence "disproportionnée".

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France Télévisions
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La ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, le 14 juillet 2012 à Paris. (CHARLES PLATIAU / REUTERS)

EUROPE - La Russie, dos au mur. La condamnation à deux ans de camp pour "hooliganisme" des trois chanteuses du collectif punk russe Pussy Riot a suscité de vives critiques en France, aux Etats-Unis et en Europe, où des manifestations ont eu lieu pour dénoncer leur procès. FTVi a compilé les principales réactions diplomatiques.

La France "consternée"

La ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, a fait part vendredi de sa "consternation" après l'annonce de la condamnation. La ministre "regrette profondément cette peine manifestement démesurée, à l'encontre de trois jeunes femmes qui ont l'insolence de leurs vingt ans et le goût de la provocation qui caractérise la musique punk", est-il écrit dans le communiqué. Elle "manifeste" par ailleurs "sa solidarité à ces trois jeunes femmes courageuses, à leur famille et à leurs soutiens".

Dans un communiqué séparé, la ministre des Droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem, dit "regretter profondément la décision rendue par le tribunal de Khamovnitcheski (...) A travers cette sentence, c'est la liberté de création et la liberté d'expression qui se trouvent remises en cause". Elle "espère que les voies d'appel permettront de revenir sur cette sanction".

L'Europe "profondément déçue"

La chancelière allemande Angela Merkel a critiqué une peine de prison "démesurée" qui "n'est pas en harmonie avec les valeurs européennes d'Etat de droit et de démocratie pour lesquelles la Russie s'est prononcée en tant que membre du Conseil de l'Europe (...). Une société civile dynamique et des citoyens engagés politiquement sont une condition nécessaire à la modernisation de la Russie et pas une menace pour ce pays".

Auparavant, la chef de la diplomatie de l'Union européenne, Catherine Ashton, s'était déclarée "profondément déçue" par le verdict qu'elle avait jugé "disproportionné". Cette affaire "est contraire aux obligations internationales de la Russie en matière de respect de la liberté d'expression".

Sentence "disproportionnée" pour les Etats-Unis

Le département d'Etat américain a dénoncé de son côté un jugement "disproportionné" et s'est dit "préoccupé" par "l'impact négatif sur la liberté d'expression en Russie". Paris a également fustigé une sentence "particulièrement disproportionnée", notant toutefois que "la procédure n'est pas terminée, les voies de recours en Russie et à Strasbourg n'ayant pas été épuisées".

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