Cologne : hommage national aux victimes du crash de l'A320 de Germanwings

C’est tout un pays qui s’est recueilli ce midi autour des 150 bougies symbolisant les 150 passagers de l’A320 de la Germanwings dans les Alpes françaises le 24 mars dernier. La cérémonie s’est déroulées dans la cathédrale de Cologne où 1.400 personnes avaient pris place, dont 500 proches de victimes mais aussi de simples citoyens venus rendre hommage aux disparus et partager la douleur de famille.

(L'Allemagne était rassemblée vendredi derrière le président Joachim Gauck et la chancelière Angela Merkel en la cathédrale de Cologne pour un hommage national aux 150 morts du crash de l'avion de Germanwings dans les Alpes françaises © Maxppp)

Cet office œcuménique a été rythmé par les chants et les prières et la prêche de l’archevêque de Cologne, la cardinal  Woelki. Un moment particulièrement intense, la musique de La Liste de Schindler  interprété par l’orchestre du lycée de Haltern, qui a perdu 16 élèves et deux enseignants qui rentreraient de leur voyage scolaire en Espagne sur le vol 4U9525 Barcelone-Düsseldorf. Les correspondants espagnols des lycéens disparus avaient également fait le déplacement  pour prendre part à cette cérémonie. La France était représentée par le secrétaire d'Etat chargé des Transports Alain Vidalies.

A Cologne, les précisions pour France Info de Cyril Sauvageot
--'--
--'--

Tous les plus hauts représentants de l’Etat fédéral allemand, dont la chancelière Angela Merkel, mais c’est le président allemand Joachim Gauck qui a pris la parole pour exprimer la peine et la solidarité du pays tout enstier, "toujours sous le coup de ce choc inouï" de cette tragédie a-t-il dit. Un drame qui a fait 150 morts, sont 72 Allemands, 47 Espagnols, trois Argentins, deux Australiens, un Belge, un Ivoirien, deux Colombiens, un Danois, deux  Britanniques, deux Iraniens, deux Japonais, trois Kazakhs, un Mexicain, un Marocain, un  Néerlandais, trois Américains et un Vénézuélien.

"Pour beaucoup d'entre nous le choc a peut-être été encore plus grave quand nous avons appris que l'accident n'avait selon toute vraisemblance pas été provoqué par un problème technique mais par l'acte volontaire d'un homme. Celui-ci a apparemment emmené avec lui les nombreuses autres personnes dans la mort qu'il cherchait pour lui-même", a rappelé le chef de l'Etat allemand.
 

"De très nombreuses personnes dans le pays ont éprouvé un mélange terrible et pesant de sentiments : un effroi incroyable, la stupéfaction, le deuil qui chez beaucoup s'est mué en colère", a poursuivi Joachim Gauck. "Finalement nous ne savons pas ce qui s'est passé dans la tête du copilote ", a-t-il dit. "C'est peut-être cela qui nous effraie tellement : la folie de ce qui s'est passé (...) ainsi que le mal qui s'est révélé". 

Le président allemand a également longuement remercié les Français mobilisés sur les lieux de l'accident ainsi que les autorités françaises et notamment François Hollande. Il a aussi dit sa reconnaissance à "toutes les Françaises et les Français qui ont partagé la peine des proches de victimes allemandes. Ils ont ouvert leurs maisons et leurs coeurs (...) Pour ce signe touchant d'amitié entre nos deux pays nous sommes profondément reconnaissants ", a-t-il déclaré.

►►► A LIRE AUSSI |  Crash de la Germanwings : journée de recueillement en Allemagne