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En Allemagne, une prise d'otages fait cinq morts, dont le forcené

ALLEMAGNE - La police a découvert les corps lors de son intervention mercredi matin dans l'appartement où le forcené était retranché avec ses otages.

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France Télévisions
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Cinq personnes, dont le forcené, sont mortes dans une prise d'otages le 4 juillet 2012 à Karlsruhe, dans le sud-ouest de l'Allemagne. (DANIEL ROLAND / AFP)

Aucun survivant après la prise d'otages. Cinq personnes, dont le forcené, ont été tuées dans une prise d'otages mercredi 4 juillet à Karlsruhe (sud-ouest de l'Allemagne). Les victimes ont toutes été "sommairement exécutées" avant que les forces de l'ordre ne donnent l'assaut, selon le procureur; Gunter Spitz.

• Que s'est-il passé ?

Le preneur d'otages, qui occupait l'appartement de sa compagne dans le nord de Karlsruhe, devait être expulsé à 9 heures mercredi, selon le parquet. C'est là qu'a démarré la prise d'otages. Des voisins ont alors appelé la police après avoir entendu des coups de feu. "Tout a été programmé par l'auteur, qui avait planifié la prise d'otage et les meurtres", a déclaré le procureur de Karlsruhe.

Le forcené possédait tout un arsenal, notamment une arme automatique, deux pistolets et une grenade factice, qu'il s'était procurés illégalement. Durant la prise d'otages, aucun contact n'aurait pu être établi lui. Des forces spéciales de la police se trouvaient sur les lieux et un périmètre de sécurité autour de l'habitation avait été mis en place.

• Qui sont les victimes ?

Parmi les victimes "sommairement exécutées" se trouvaient un huissier et un serrurier, tous deux pères de famille, le nouveau propriétaire du logement ainsi que la compagne du forcené, ancienne propriétaire du bien immobilier. Celle-ci avait été dépossédée de cet appartement de trois pièces en raison d'"arriérés" dus à la copropriété de l'immeuble, qui avait décidé de mettre le bien en vente.

"Les forces de police ont tout fait, en sachant qu'il y avait un danger considérable, pour sauver la vie des otages, mais ce n'était malheureusement plus possible", a regretté la chef de la police, Hildegard Gerecke. 

FTVi / ARD via EVN

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