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Breivik voulait "tuer tout le gouvernement norvégien"

L'extrémiste norvégien jugé en ce moment à Oslo a détaillé ses intentions meurtrières. 

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France Télévisions
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Anders Breivik, lors du quatrième jour de son procès à Oslo (Norvège), le 19 avril 2012. (STOYAN NENOV / REUTERS)

Au quatrième jour de son procès à Oslo, Anders Behring Breivik, jugé pour les meurtres de 77 personnes le 22 juillet 2011 en Norvège, s'est montré jeudi 19 avril plus bavard et coopératif que la veille. Il n'a pas réitéré son salut bras droit tendu et le poing serré, comme il l'avait fait les jours précédents. Il est notamment revenu sur son plan initial, encore plus meurtrier. 

Le gouvernement et le parti travailliste en ligne de mire

"L'objectif primaire était de tuer tout le gouvernement norvégien, y compris le Premier ministre", a déclaré l'extrémiste pour justifier l'attentat d'Oslo. Quant aux motivations derrière la tuerie de l'île Utoya, il a expliqué que son intention était bien d'exécuter des responsables de la mouvance travailliste puis de tirer des coups de feu pour obliger tous les jeunes présents sur l'île à se jeter dans le lac, qu'il comptait utiliser comme "arme de destruction massive".

"Le plan, c'était trois voitures piégées suivies d'une fusillade", a-t-il précisé. En plus de la bombe d'une tonne qui a explosé dans le quartier des ministères le 22 juillet et fait 8 morts, Breivik comptait en placer une deuxième près du siège du parti travailliste, ainsi qu'une bombe de 500 kg près d'une troisième cible "très incertaine", évoquant une tour abritant le journal norvégien Aftenposten, le Parlement, l'Hôtel de ville d'Oslo ou encore le Palais royal.

S'il avait survécu à ces attaques, ce qu'il jugeait très improbable, il comptait ensuite tirer sur les occupants d'un squat célèbre d'Oslo (Blitz), le journal Dagsavisen et le parti de la Gauche socialiste, dont les bâtiments sont géographiquement proches.

"Se préparer mentalement" avec des jeux vidéo

L'extrêmiste de droite a expliqué s'être préparé "mentalement" à son carnage en consacrant une année entière aux jeux vidéo. En 2006, à 27 ans, il est retourné vivre chez sa mère et s'est isolé pour jouer jusqu'à 16 ou 17 heures par jour. "Certains rêvent de faire le tour du monde à la voile, certains rêvent de jouer au golf et moi, je rêvais de jouer à World of Warcraft", a-t-il déclaré. "Ce n'est pas un jeu violent du tout", a-t-il souligné. Il a aussi indiqué avoir joué, dans une moindre mesure, à Modern Warfare, un jeu de simulation de tir. "Je n'avais pas un goût très prononcé pour ce jeu (…) mais c'est bien pour s'entraîner."

Mais Anders Breivik ne s'est pas contenté du virtuel : il s'est entraîné dans un club de tir et s'est procuré des armes auxquelles il a donné des noms inspirés de la mythologie nordique, afin de "perpétuer une tradition", explique-t-il.



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