Bosnie-Herzégovine : des victimes du génocide de Srebrenica enterrées 26 ans après

Une jeune femme, qui avait 24 ans à l'époque, ainsi qu'un autre adolescent de 17 ans figurent parmi les victimes enterrées.

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Des victimes du massacre de Srebrenica sont enterrées lors d'une cérémonie commémorative, le 11 juillet 2021, en Bosnie-Herzégovine. (SAMAR JORDAMOVIC / ANADOLU AGENCY / AFP)

Les restes de 19 victimes du génocide de Srebrenica, dans l'est de la Bosnie-Herzégovine, ont été enterrés dimanche 11 juillet lors des célébrations du 26e anniversaire de ce massacre qui continue à diviser profondément dans le pays européen, un quart de siècle après la fin de la guerre.

Plusieurs milliers de personnes ont assisté aux obsèques dans le Centre mémorial de Potocari, près de Srebrenica, où reposent désormais 6 671 victimes du massacre, dont 435 adolescents. Par ailleurs, 236 autres victimes sont enterrées dans différents cimetières. Une jeune femme, qui avait 24 ans à l'époque, ainsi qu'un autre adolescent de 17 ans figurent parmi les victimes enterrées.

Après une cérémonie d'hommages et une prière collective, les cercueils, recouverts d'un drap vert et d'un drapeau de la Bosnie de l'époque de la guerre, ont été portés par des hommes vers les nouvelles tombes creusées parmi des milliers de stèles blanches parfaitement alignées.

Plus de 8 000 victimes

En juillet 1995, cinq mois avant la fin de la guerre de Bosnie (1992-95), les forces serbes de Bosnie-Herzégovine ont tué dans la région de Srebrenica plus de 8 000 hommes et adolescents bosniaques musulmans. La plupart des victimes de ce massacre avaient été détenues, puis fusillées par centaines et enterrées dans des dizaines de fosses communes par les forces serbes de Bosnie, qui avaient pris la ville le 11 juillet 1995.

Ce massacre a été qualifié de génocide par le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie. Les ex-chefs politique et militaire des Serbes de Bosnie-Herzégovine, Radovan Karadzic et Ratko Mladic, ont été condamnés à la détention à perpétuité, notamment pour ce crime. Mais le massacre de Srebrenica est toujours minimisé par des dirigeants politiques des Serbes de Bosnie-Herzégovine et de Serbie, qui réfutent la qualification de génocide.

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