Cet article date de plus de deux ans.

Biélorussie : "Il faut paralyser autant que faire se peut ce pays", affirme le député Jean-Louis Bourlanges

Trois jours après le détournement d'un avion par les autorités biélorusses, le président de la commission des Affaires étrangères à l’Assemblée nationale estime qu'il faut "généraliser et durcir les sanctions contre le personnel dirigeant".

Article rédigé par France Info
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min
Le président biélorusse, Alexandre Loukachenko, à Minsk (Biélorussie), le 11 février 2021. (PAVEL ORLOVSKY / BELTA)

Alors que l'Union européenne a décidé, lundi 24 mai, de fermer son espace aérien à la Biélorussie pour protester contre le détournement d'un avion vers Minsk, Jean-Louis Bourlanges, président de la commission des Affaires étrangères à l’Assemblée nationale estime, mercredi sur France Inter qu'"Il faut paralyser autant que faire se peut" le régime d'Alexandre Loukachenko.

"Fermeté et rapidité" de l'Union européenne

Le député Modem rappelle que la Biélorussie "est un état souverain, on ne va pas lui faire la guerre, mais les sanctions doivent être efficaces. Ce n'est pas l'habitude des sanctions, qui sont rarement efficaces. Ce qui me frappe, c'est la fermeté et la rapidité de l'Union européenne. C'est quelque chose de nouveau et de bienvenu".

Pour Jean-Louis Bourlanges le déroutage d'un avion vers la capitale Biélorusse et l'arrestation du journaliste et opposant Roman Protassevitch et de sa compagne, qui étaient à bord, est une "attaque caractérisée à l'Union européenne" : "c'était un avion d'une ligne européenne, assurant une liaison entre deux capitales européennes. L'otage en question bénéficiait d'un droit d'asile par un état de l'Union européenne". 

"Il faut absolument que le président Loukachenko rende les deux otages qu'il a incarcérés et torturés".

Jean-Louis Bourlanges, député Modem

à France Inter

Le président de la commission des Affaires étrangères à l’Assemblée Nationale juge la réaction des Européens "insuffisante". Il salue toutefois un changement d'attitude, avec "l'idée que ça suffisait, qu'on en avait assez d'être des ours en peluche face aux ours polaires qui nous menacent et nous agressent."

Jean-Louis Bourlanges affirme qu'il faut "généraliser et durcir les sanctions contre le personnel dirigeant" de la Biélorussie : "Il faut que les dirigeants et leurs familles soient mis en cause dans leurs avoirs, dans leurs mouvements, dans leur capacité à se déplacer, et s'ils viennent sur le territoire de l'Union européenne, dans leurs libertés."

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.