Travail forcé : ils demandent réparation à l'Allemagne

Entre 1943 et 1945, 450 000 Français ont été enrôlés de force en Allemagne dans le cadre du Service du travail obligatoire mis en place par le régime de Vichy. Aujourd'hui, ils demandent réparation.

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FRANCE 3

C'est une blessure qui ne s'est jamais refermée. Henri Salamanovitch avait 21 ans ce matin de mars 1943 lorsqu'il a été arrêté. Il allait malgré lui servir de main d'oeuvre en Allemagne pour le régime nazi. "Prenez une petite valise, deux-trois vêtements et on vous emmène. Pas d'histoires", lui ont dit des policiers français. "Ils m'ont emmené à la gare de l'Est et m'ont mis dans le train directement. C'étaient des collaborateurs."

La bataille judiciaire s'annonce difficile

Par une loi du 16 février 1943, le régime de Vichy crée le service du travail obligatoire (STO). 400 000 jeunes seront emmenés de force en Allemagne. Henri Salamanovitch sera conduit dans un camp près de Berlin et réduit au matricule 3949. Il aura perdu ses rêves de jeunesse et deux ans de sa vie. A 95 ans, il fait partie des quatre travailleurs forcés encore en vie qui réclament réparation à l'Allemagne. Mais la bataille s'annonce difficile. Les victimes du STO auront attendu 75 ans pour que s'ouvre un procès. 



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