Tourisme : TUI, victime de la crise

Le secteur du tourisme souffre et ses géants ne sont pas épargnés. Mardi 8 septembre, les salariés du tour opérateur allemand TUI ont manifesté.

France 3

S’asseoir et travailler à son bureau en télétravail lui procure aujourd’hui un sentiment d’amertume et de colère. Céline Lerat a 51 ans et elle est cadre pour le voyagiste TUI. C’est devant son ordinateur, en juin dernier, qu’elle apprend son licenciement en vidéoconférence. "Je me suis dit qu’est ce que j’ai fait pendant 30 ans dans cette entreprise, avec mon engagement que j’ai toujours maintenu ? C’est la catastrophe ! J’ai une famille, j’ai une petite fille de neuf ans, qu’est ce qui va se passer ? C’est quoi la perspective ?", s'interroge-t-elle.

612 postes supprimés, soit près 2 salariés sur 3 de la filiale française.

Le groupe TUI a été très affecté par la pandémie, et a perdu entre mars et juin 1,4 milliard d’euros."Le gouvernement a mis en place des prêts, on ne peut pas les obtenir. Le gouvernement a dit ‘faites le chômage partiel, évitez de licencier’, et pourtant, on fait le chômage partiel, et on licencie" confie-t-elle, amère. Mardi 8 septembre, elle manifeste pour réclamer de meilleures conditions de départ. "On veut négocier. C’est le plan le plus violent de l’histoire de TUI. Les personnes vont partir sur un marché du travail très compliqué, surtout dans le milieu du tourisme" clame-t-elle. Selon l’organisation mondiale du tourisme, c’est tout le secteur qui souffre d’une baisse d’activité de 20 à 30%, partout dans le monde.

Le JT
Les autres sujets du JT
Le secteur du tourisme souffre et ses géants ne sont pas épargnés. Mardi 8 septembre, les salariés du tour opérateur allemand TUI ont manifesté.
Le secteur du tourisme souffre et ses géants ne sont pas épargnés. Mardi 8 septembre, les salariés du tour opérateur allemand TUI ont manifesté. (France 3)