Grève dans l'industrie allemande pour les 28 heures : "Ça pourrait concerner beaucoup d'autres secteurs"

L'éditorialiste d'Alternatives économiques Guillaume Duval a affirmé, mercredi sur franceinfo, que la grève lancée en Allemagne par le syndicat IG Metall dans l'industrie, pour passer à la semaine de 28 heures, pourrait faire des petits.

Des millions de salariés dans l\'industrie alllemande, menés par le syndicat IG Metall, sont en grève mercredi 31 janvier pour demander le passage à la semaine de 28 heures au lieu de 35 heures. Ci-contre, des membres du syndicats brandissent une pancarte où l\'on peut lire \"35 heures, assez\".
Des millions de salariés dans l'industrie alllemande, menés par le syndicat IG Metall, sont en grève mercredi 31 janvier pour demander le passage à la semaine de 28 heures au lieu de 35 heures. Ci-contre, des membres du syndicats brandissent une pancarte où l'on peut lire "35 heures, assez". (SOPHIA KEMBOWSKI / DPA)

À l'appel du puissant syndicat de la métallurgie allemande IG Metall, des millions de salariés de l'industrie allemande sont appelés à faire grève mercredi 31 janvier. Ils réclament des hausses de salaire et des aménagements du temps de travail qui permettraient de passer à une semaine de 28 heures, au lieu de 35 heures, de manière provisoire, pendant deux ans. "IG Metall est souvent à l'avant-garde. Ça pourrait concerner beaucoup d'autres secteurs" que l'industrie, a estimé sur franceinfo Guillaume Duval, éditorialiste à Alternatives économiques et auteur de l'ouvrage Made in Germany : Le modèle allemand au-delà des mythes (Seuil). 

Il y a le grand syndicat des services, Verdi, qui suit toujours le même genre de pistes.Guillaume Duval, éditorialiste à Alternatives économiquesà franceinfo

Guillaume Duval a rappelé que "c'est IG Metall qui a inventé les 35 heures" en Allemagne en 1995. Après les efforts demandés début 2000 et le retour de l'embellie sur le front de l'emploi, "les travailleurs allemands ont le sentiment que c'est maintenant à eux de tirer les fruits de cette expansion", a expliqué l'éditorialiste. "Le problème du marché du travail allemand c'est qu'il est très dual. Il y a 45% des salariés qui ne sont pas couverts par des conventions collectives et pour eux c'est plus difficile de suivre", a tempéré Guillaume Duval sur l'ampleur potentiel du mouvement.