Allemagne : un match de foot reporté faute de policiers, occupés par des manifestations d'extrême droite

La rencontre entre le Dynamo Dresde et Hambourg, bousculée par les événements qui agitent Chemnitz, est reportée à une date qui n'a pas encore été décidée.

La police sécurise une manifestation d\'extrême droite, à Chemnitz (Saxe, Allemagne), le 27 août 2018.
La police sécurise une manifestation d'extrême droite, à Chemnitz (Saxe, Allemagne), le 27 août 2018. (ODD ANDERSEN / AFP)

Le Dynamo Dresde recevra Hambourg un autre jour. Un match de deuxième division, prévu samedi 1er septembre à Dresde (Saxe), dans l'est de l'Allemagne, est reporté à cause d'une manifestation d'extrême droite. Quel est le lien entre les deux ? Les effectifs policiers qui devaient sécuriser le stade seront occupés par une nouvelle manifestation d'extrême droite, dans la ville voisine de Chemnitz, agitée depuis une semaine par des militants hostiles aux migrants.

La rencontre entre le Dynamo Dresde et Hambourg qui devait se jouer à guichet fermé, soit 30 000 places, devra être jouée à une date ultérieure qui n'a pas encore été décidée. "Il s'agit d'un ordre du ministère de l'Intérieur selon lequel, en raison des manifestations à Chemnitz samedi, les forces de police prévues pour le match à Dresde ne peuvent pas être disponibles sur place", a expliqué la ligue de football allemande vendredi.

Des renforts de police venus de tout le pays

Plusieurs manifestations, dont la principale à l'appel de l'extrême droite, sont prévues samedi à Chemnitz. Cette ville située à 80 km de Dresde est devenue l'épicentre de la mobilisation contre les demandeurs d'asile en Allemagne, après le meurtre d'un Allemand à coups de couteau, le week-end dernier. Un homicide pour lequel un Irakien et un Syrien ont été arrêtés.

L'extrême droite a prévu d'effectuer une "marche silencieuse" en hommage à la victime et une contre-manifestation se déroulera également, à l'appel de plusieurs mouvements de gauche. La police locale, qui s'attend à moins de 10 000 manifestants, recevra tout de même des renforts venus de tout le pays. Les forces de l'ordre avaient été vivement critiquées pour ne pas avoir suffisamment sécuriser les rues de Chemnitz lors de manifestations précédentes. Notamment dimanche, lorsque quelque 800 sympathisants d'extrême droite avaient lancé une violente "chasse aux étrangers" dans la ville.