Affaire d'écoutes illégales présumées outre-Manche

La justice britannique va examiner une affaire d'écoutes de people par des tabloïds britanniques sortie par le Guardian

Le magnat de la presse, Rupert Murdoch.
Le magnat de la presse, Rupert Murdoch. (© AFP/FABRICE COFFRINI)
La justice britannique va examiner une affaire d'écoutes de people par des tabloïds britanniques sortie par le GuardianLa justice britannique va examiner une affaire d'écoutes de people par des tabloïds britanniques sortie par le Guardian

Selon le quotidien jeudi, News Group Newspapers, une société du magnat australien des médias Rupert Murdoch, aurait acheté le silence de trois victimes dont le téléphone aurait été mis sur écoutes, en leur versant de fortes sommes pour éviter des poursuites.

Elle Macpherson, Gwyneth Paltrow et George Michael seraient au nombre des victimes.

La justice britannique a annoncé jeudi qu'elle allait se pencher sur les accusations du Guardian, selon lequel des tabloïds britanniques ont fait écouter des milliers de personnalités en toute illégalité avant de payer plus d'un million de livres pour tenter d'étouffer l'affaire. Le Parquet a annoncé jeudi soir qu'il allait passer en revue tous les éléments en sa possession, à la suite d'une enquête en lien avec cette affaire il y a quelques années, et rendrait ses conclusions dans les prochains jours.

Scotland Yard a pour sa part conclu en fin de journée qu'il n'y avait pas d'éléments nouveaux justifiant de nouvelles investigations.

News Group Newspapers est une subdivision de l'empire des médias News Corp, qui comprend l'hebdomadaire dominical News of the World et le quotidien The Sun, plus forts tirages au Royaume-Uni.

D'après le Guardian, qui ne nomme pas ses sources, des reporters des deux titres auraient eu recours aux services de détectives privés pour pirater des téléphones et obtenir des informations confidentielles.

Interrogé depuis l'Italie où il participe au G8, le Premier ministre Gordon Brown a pour sa part estimé que cette affaire "soulevait de nombreuses questions qui devront évidemment trouver des réponses".

Les pratiques dénoncées par le Guardian avaient déjà émergé quand Clive Goodman, le spécialiste de la famille royale de News of the World, avait été condamné à quatre mois de prison en 2007 pour avoir intercepté plus de 600 messages sur les portables d'aide de la famille royale. Mais il avait à l'époque assumé seul la responsabilité de ces écoutes et News International, division britannique de News Corp, a toujours assuré ne pas avoir eu connaissance de ces pratiques.

Cependant, selon le Guardian, la police de Londres aurait eu connaissance d'allégations concernant le piratage de "milliers" de téléphones d'autres personnalités.

Ces révélations pourraient déboucher sur de nombreuses plaintes en justice de la part des victimes présumées d'écoutes.