Manuel Valls : "Je pars sans aucune amertume et sans aucun regret"

Invité du 20 Heures, l'ancien Premier ministre explique pourquoi il a décidé de quitter la politique française pour briguer la mairie de Barcelone (Espagne).

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FRANCE 2

Manuel Valls l'a officialisé mardi 25 septembre : il sera candidat à la mairie de Barcelone (Espagne) et quittera son poste de député de l'Essonne. "C'est un choix très personnel, explique-t-il sur le plateau du 20 Heures. J'ai décidé de changer de vie, d'horizon." Il ajoute : "Ce qui prédomine, c'est l'immense amour vis-à-vis de la France, qui m'a tellement donnée. C'est une très grande reconnaissance à l'égard des Français." Sur sa circonscription, Évry, Manuel Valls balaye la question de l'abandon et insiste sur son "sentiment que d'autres vont poursuivre le travail". "Je pars sans aucune amertume et sans aucun regret, ajoute-t-il. Pour moi, il n'y a pas de rupture, Barcelone, c'est défendre le même chemin et c'est défendre l'Europe".

"Ce que je vais faire à Barcelone correspond beaucoup à ce que j'ai défendu ici"

"Je pars le cœur tranquille, l'âme tranquille avec tout ce que j'ai accompli, parce que je sais que ce que je vais faire à Barcelone correspond beaucoup à ce que j'ai défendu ici, c'est-à-dire une certaine idée de la démocratie et une certaine idée de l'Europe", poursuit encore le candidat à la mairie de Barcelone.

Manuel Valls est un personnage politique qui suscite parfois la haine et il le sait. "J'ai gouverné dans des moments particulièrement difficiles, avec les conséquences de la crise économique, les divisions de la gauche face au terrorisme, la montée de l'antisémitisme, de l'extrême droite, justifie-t-il. Tout ça a créé une ambiance et j'ai, sans doute, mes torts. J'ai parfois blessé du monde." Enfin, Manuel Valls affirme qu'il reviendra fréquemment à Paris, parce qu'il aime "cette ville, ce pays", mais uniquement pour voir sa famille.

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L\'ancien Premier ministre Manuel Valls à Paris, le 20 décembre 2017.
L'ancien Premier ministre Manuel Valls à Paris, le 20 décembre 2017. (JOEL SAGET / AFP)