EN IMAGES. Pompiers protégeant la foule, personnes âgées évacuées : cinq scènes marquantes du référendum en Catalogne

La tension est vive entre indépendantistes catalans et autorités espagnoles, dimanche, en marge du scrutin jugé illégal par Madrid.

Des pompiers catalans forment un cordon de sécurité entre les manifestants indépendantistes et la police, à Sant Julia de Ramis (Espagne), le 1er octobre 2017.
Des pompiers catalans forment un cordon de sécurité entre les manifestants indépendantistes et la police, à Sant Julia de Ramis (Espagne), le 1er octobre 2017. (LLUIS GENE / AFP)

Le ton est monté entre indépendantistes catalans et autorités espagnoles, dimanche 1er octobre, alors que 5,3 millions de personnes étaient appelées à voter lors du référendum d'autodétermination de la région. Le scrutin, jugé illégal par la Cour constitutionnelle espagnole, a été interdit par le gouvernement central. Personnes âgées évacuées manu militari, irruption de la police anti-émeute dans les bureaux, heurts avec les militants... La journée de vote a été marquée par plusieurs scènes fortes. Franceinfo revient en images sur ce scrutin.

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Des tracteurs pour protéger les centres de vote

Les indépendantistes ont tenté de ralentir le travail de la police, dimanche 1er octobre, afin de garantir la tenue du référendum d'autodétermination. Des tracteurs ont été installés à l'entrée de plusieurs bureaux de vote, dont celui de Sant Julia de Ramis où le président catalan devait à l'origine se rendre. L'objectif : éviter que les agents de la police nationale ne puissent y pénétrer trop facilement. Des blocs de béton barraient en outre certaines rues, afin que les voitures de forces de l'ordre ne puissent pas passer, comme à Alcarras.

La police entre de force dans des bureaux

Les forces de l'ordre ont brisé les portes en verre d'un bureau de vote à Sant Julia de Ramis, à Gérone, où le président indépendantiste de Catalogne devait à l'origine voter dimanche matin. Après être entrés de force, les policiers anti-émeutes ont fermé le bureau. Mais Carles Puidgemont a contourné cette mesure en se rendant aux urnes à Cornella del Terri, à quelques kilomètres du bureau où il aurait dû voter.

La police espagnole a également fait irruption dans le bureau de vote de l'école Ramon Llull, à Barcelone, dimanche matin. Des images filmées à l'intérieur du centre montrent les forces de l'ordre qui arrachent les urnes des mains des militants, malgré leurs protestations. Des dizaines de bulletins ont été jetés au sol.

Des pompiers protègent les manifestants

Les pompiers de Catalogne ont formé un cordon face aux policiers, devant le bureau de vote de Sant Julia de Ramis, pour éviter que des violences n'éclatent avec les manifestants. La foule était très tendue dans ce quartier de Gérone, après l'intrusion des forces de l'ordre dans le centre de vote, plus tôt dans la matinée. Les images ont été prises par plusieurs photographes et témoins de la scène.

Des personnes âgées évacuées manu militari

La police nationale a évacué des personnes qui leur bloquaient le passage devant plusieurs bureaux de vote de Catalogne. Parmi ces manifestants et électeurs se trouvaient plusieurs personnes âgées. Des journalistes et des témoins ont capturé ces scènes. Une femme a notamment été prise en photo par un reporter du quotidien espagnol El Pais alors qu'elle était portée par deux policiers anti-émeutes.

La police charge des militants à Barcelone

La police a chargé les manifestants et a tiré des balles en caoutchouc devant le bureau de l'école Ramon Llull, à Barcelone. Les militants barraient la route aux forces de l'ordre, après que ces dernières ont saisi les urnes dans le bureau, lorsque les heurts ont éclaté. Au total, les charges de la police ont fait 38 blessés, victimes "esssentiellement de contusions, de vertiges et d'attaques de panique", ont précisé les services d'urgence de Catalogne.

"L'usage injustifié de la violence, irrationnel et irresponsable, de la part de l'Etat espagnol, n'arrête pas la volonté des Catalans", a réagi Carles Puidgemont après ces heurts. Il a évoqué des "coups de matraque, balles en caoutchouc et agressions indiscriminées" contre des personnes qui manifestaient "pacifiquement".