Catalogne : l'épreuve de force avec Madrid

Le Sénat espagnol devrait destituer de ses fonctions le gouvernement de Catalogne et convoquer des élections pour empêcher la sécession. Plus que jamais, la pression sur la Catalogne est forte.

France 3

De nombreux Catalans sont outrés par la décision du gouvernement espagnol de reprendre le contrôle de leur région. Ce samedi 21 octobre, le président de la Catalogne a réagi pour dénoncer les mesures envisagées par le Premier ministre espagnol : la mise sous tutelle du parlement catalan ou encore la prise de contrôle de la police régionale. Carles Puigdemont a annoncé la convocation du parlement et s'est gardé prudemment d'évoquer l'indépendance.

Le 27 octobre comme date butoir pour le Sénat

"Le gouvernement espagnol, avec le soutien du Parti socialiste et du Parti des citoyens, a lancé les pires attaques contre les institutions et le peuple de Catalogne depuis les décrets du dictateur Franco", a déclaré le président du gouvernement catalan. Le gouvernement national appelle les Catalans à accepter l'autorité de Madrid et à ignorer les consignes des dirigeants indépendantistes. Le Sénat espagnol doit valider les mesures annoncées d'ici le 27 octobre.

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Mariano Rajoy et Carles Puigdemont, le 20 août 2017, à Barcelone. 
Mariano Rajoy et Carles Puigdemont, le 20 août 2017, à Barcelone.  (PASCAL GUYOT / AFP)