Procès de "La Meute" en Espagne : manifestations contre la mise en liberté provisoire d'hommes jugés pour viol en réunion

Les cinq condamnés, qui s'appelaient eux-mêmes La Meute sur leur groupe Whatsapp, auront le 7 juillet passé deux ans en détention provisoire, le maximum prévu pour cette mesure.

Une manifestation à Pampelune (Espagne) après la mise en liberté d\'agresseurs disculpés de viol, le 21 juin 2018.
Une manifestation à Pampelune (Espagne) après la mise en liberté d'agresseurs disculpés de viol, le 21 juin 2018. (EDUARDO SANZ NIETO / CROWDSPARK)

Des milliers d'Espagnoles sont descendues dans les rues, jeudi 21 juin, après qu'un tribunal de Pampelune a décidé la mise en liberté provisoire de "La Meute". Les cinq Sévillans, âgés de 27 à 29 ans, ont été condamnés le 26 avril à neuf ans de prison chacun pour "abus sexuel" à l'été 2016 pendant les fêtes de la San Fermin à Pampelune.

La décision des juges de ne pas retenir la qualification de viol alors que les agresseurs avaient filmé leurs actes avait provoqué une vague de manifestations féministes à Pampelune et dans toute l'Espagne. Le parquet a fait appel du jugement.

Les cinq condamnés, qui s'appelaient eux-mêmes La Meute sur leur groupe Whatsap, auront le 7 juillet passé deux ans en détention provisoire, le maximum prévu pour cette mesure.

De nouvelles manifestations prévues vendredi

La nouvelle a immédiatement provoqué des manifestations à Pampelune même, où un millier de femmes ont défilé en criant "Assez de violence machiste" et dans les principales villes du Pays basque voisin : Bilbao, Vitoria et San Sebastian.

A Barcelone, des centaines de personnes ont défilé derrière une banderole proclamant "face à la justice patriarcale, autodéfense féministe". D'autres manifestations ont été convoquées pour vendredi notamment à Madrid, Séville, Grenade, Malaga, Valence et Saragosse. Sur les réseaux sociaux, les organisatrices utilisent notamment le hashtag #"Si la Meute sort, nous sortons dans les rues aussi".